samedi 15 mars 2008

Le struthof : l'ancien camp de concentration du Struthof / Natzweiller

I. Introduction


Au cours de l'année 1939, la deuxième guerre Mondial se déclara, qui plongea l'Europe dans l'horreur. De nombreux camps se créent telle que le camp de concentration du Natzweiler-Struthof en septembre 1940.

Ce site à été choisi par le Colonel SS BLUMBERG. Celui ci où des milliers de déportés ont été exécutés ou bien sont morts d'épuisement à la suite de maladies, de mauvais traitements, de manque de soins, de privations ou de travaux exténuants, est l'unique camp de concentration implanté sur le territoire français.

Jusqu'où à été l'horreur du camp de Natzweiler ?


II Présentation
a) le camps



Cliquer sur la carte. Merci.

b) Rappel historique du camp de concentration du Struthof / Natzweiller

1940 :
Septembre : Découverte d'un filon de granit rose sur le mont Louise

1941 :
Mars : Décision d'ouverture du KL-Natzweiler : par Himmler
Avril : Arrivée de la première garnison SS
Mai : Arrivée des premiers déportés allemands et autrichiens.

1942 :
Février : Installation dans les premières baraques du camp

1943 : (le nombre de déporté triple : atteind 7000 en 1944)
Octobre : Construction du four crématoire.

1944 :
Septembre : Evacuation du camp vers Dachau
Novembre : Le 24, la 7ème armée américaine arrive dans un camp abandonné.


II La vie dans le camp : Vie et mort.

a) La vie quotidienne


La vie quotidienne des déportés se déroule toujours de la même façon. Le réveil a lieu à 4 heures du matin en été et à 6 heures en hiver, par les journées les plus courtes. Aussitôt levés, les déportés passent aux lavabos ; torse nu ils se lavent à l'eau glacée, tant qu'il y a de l'eau. Ils s'habillent et reçoivent un demi-litre de tisane ou d'un semblant de café, puis se rendent, en rang par cinq, sur les plates-formes où se fait le premier appel de la journée.

Ensuite, les SS comptent les déportés de chaque baraque et les morts de la nuit. Ces appels peuvent durer longtemps, ainsi les déportés doivent restés debout, par rang de taille, immobiles, que se soit , en été sous un soleil brulant, en hiver dans la neige. Puis les déportés sont emmenés aux différents lieux de travail forcés : carrière (granit et sable) , réparation, construction etc...
Au déjeuner, les déportés ont droit à une simple portion de soupe et c'est à nouveau le rassemblement et le deuxième appel. A 18 heures, troisième appel, dans les même conditions que le matin mais plus longue, et plus pénible. Le repas du soir se fait dans les baraques et se compose d'un demi litre de café ou tisane, avec environs 200 grammes de pain et quelques grammes de graisse synthétique.


Ainsi, la vie quotidienne était très dur et l'horreur se résumait à l'eau glacée pour se laver, de minuscule repas, un travail forcé épuisant, tout cela, avec des conditions climatiques pas toujours favorables.


b) Punitions et sévices

De nombreux sévices et punitions sont donnés quotidiennement au camp telle que des bastonnade, cellules durant des jours, agressions des chiens des SS, poussetts dans les barbelés ou à l'extérieur du cordon de surveillance...

Le SS, Fuchs, est connu pour sa cruauté : En voici la preuve avec une anecdote :

Lorsque arrive un nouveau convoi de « bleus » et que ces derniers parviennent sur les lieux de travail, Fuchs prend la casquette de l’un des détenus et la jette à l’extérieur du cordon de surveillance en disant : « Si ce soir tu n’as pas ta casquette à l’appel, tu sais ce qui t’attend ». Le bleu essaye de chercher son couvre-chef et c’est alors que Fuchs le descend à la mitraillette. Motif : « A essayé de s’évader ».

Le travail forcé est surveiller par les Kapos (droits communs allemands) et par des Matraqueurs accompagné d'un chien. Les déportés ne fournisant pas un travaille suffisant était privé de soupe. Meme malade ou blessé, les déportés devaient être présent au travail. Si ils étaient blessé par un chien, ils ne reçurent aucun soin.


Dessin de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784

Du coté des extracteurs de blocs de granit, lorsqu'ils devaient ramener le granit au camps, au ravin de la mort, à l'aide d'une brouette, un gardien faisait des croches-pieds aux détenus affaiblit lorsqu'ils vidaient leur cargaison. Si le déporté tombait, la sentinelle SS tirait du mirador sur le malheureux, sous prétexte de « tentative d'évasion ». À chaque « opération réussie », le SS obtient des jours de congé et le Kapo complice des rations supplémentaires.



III Médecine et expérience dans le camp

Des professeurs et des médecins allemands qui étaient favorables(il faudrait trouver un autre mot) aux idées d'Hitler ont effectuée des expérimentations sur des maladies, pour améliorer des gaz de combats ou simplement pour étudier la race humaine. Bien entendu ces expérimentations sont pratiquer ou tester sur des déportés.




C'est en automne 1942 que le camp KL Na devint un centre d'expérimentation humaine. Les principaux auteurs et coupables de ces expériences médicales sont HIRT(professeur d'anatomie), HAAGEN (virologiste) et BICKENBACK (prefesseur de médecine et spécialiste de gaz de combat) de la Reichsuniversitat de Strasbourg; de l'administration SS Ahnenerbe qui siginifie " héritage de nos ancêtres".

Hirt procèda à des expériences sur l'ypérite, appelé plus couramment le gaz moutarde, et pour des idéalogie nazie voulu constituer une collection de squelettes à partir des corps des 86 Juifs déportés d'Auschwitz ; Bickenbach mèna des expérimentations sur le gaz phosgène et Haagen gràace à des expériences découvrit le vaccin contre le typhus.

Un exemple d'expérimentation:

HIRT sélectionna 30 détenus qui reçurent pendant deux semaines les rations alimentaires attribuées aux gardes SS. Puis les expériences avec le gaz toxique liquide s'engagent : le liquide est étalé sur la partie supérieure du bras ; dix heures plus tard des brûlures apparaissent sur la totalité du corps ; certains détenus deviennent aveugles ; les douleurs sont inouïes.Tous sont photographiés chaque jour, en particulier aux endroits brûlés.Une première mort intervient le 5ème ou 6ème jour, 7 autres morts suivront. Les corps sont disséqués, les poumons et les intestins sont rongés. Les survivants sont transférés dans d'autres camps après deux mois.

La chambre à gaz :



La chambre a gaz de ce camp, située à 1500 mètres de l'enceinte du camp, était surtout utilisé pour tuer des déportés dans l'intention d'expérimentation médicales. Effectivement cette pièce était petite est donc ne pouvait pas contenir beaucoup de personnes.


87 juifs et tziganes ont été choisi parmi des camp de l'Est pour servir de cobayes. Ils sont mis dans cette pièce qui est bien fermée pour qu 'il n'y est pas de fuite. Le commandant du camp Kramer peut alor procédé au gazage selon la mnière suivante :


De l'eau est introduit dans la pièce sur des cristaux cyanhydriques, déposé sur le sol avant l'arrivé des victimes, a l'aide d'un tuyau passant a travers le mur relié a un entonnoir.

La réaction immédiate provoque la mort des déportés dans d'atroces souffrances. Une fois asphyxiés, ils sont ammenés à l'Institut anatomique de Strasbourg, à la demande du professeur SS Hirt.


Cette technique, utilisé a plusieurs reprise, est comparable à l'horreur du camp d'Auschwitz.





Voici quelques photos de la découverte d'une morgue diriger par Hirt qui peuvent heurter la sensiblité de certains : cliquez ici .

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IV Témoignages


Josef Kramer, chef du camp du Struthof gaze les « cobayes » de Hirt.


« Au cours du mois d’août 1943 (...) je me suis rendu à l’institut d’anatomie de Strasbourg où se trouvait Hirt. Ce dernier me déclara qu’il avait eu connaissance d’un envoi d’internés d’Auschwitz pour le Struthof. Il me précisa que ces personnes devaient être exécutées dans la chambre à gaz du Struthof à l’aide de gaz toxiques, et que leurs cadavres devaient être expédiés à l’institut d’anatomie se Strasbourg pour y être mis à disposition.
A la suite de cette conversation, il me remit un flacon de la contenance d’un quart de litre environ, contenant des sels que je crois être des sels cyanhydriques. Le professeur m’indiqua la dose approximative que je devais employer pour asphyxier moi-même les internés venus d’Auschwitz dont je viens de parler.
Au début d’août 1943, je reçus donc les 80 internés destinés à être supprimés à l’aide des gaz qui m’avaient été remis par Hirt. je commençai par faire conduire à la chambre à gaz, un certain soir vers 9 heures, à l’aide d’une camionnette, un premier groupe d’une quinzaine de femmes environ. Je déclarai à ces femmes qu’elles devaient passer par la chambre de désinfection et je leur cachais qu’elles devaient être asphyxiées. Assisté de quelques SS, je les fis complètement déshabiller et je les poussais dans la chambre à gaz alors qu’elles étaient toutes nues. Au moment où je fermais la porte, elles se mirent à hurler. J’introduisis, après avoir fermé la porte, une certaine quantité de sels dans un entonnoir placé au-dessous et à droite du regard. En même temps, je versais une certaine quantité d’eau qui, ainsi que les sels, tomba dans l’excavation située à l’intérieur de la chambre à gaz, au bas du regard. Puis je fermais l’orifice de l’entonnoir à l’aide d’un robinet... J’allumai la lumière à l’intérieur de la chambre... et j’observai ce qui se passait à l’intérieur de la chambre. Je pus constater que ces femmes continuaient à respirer environ une demi minute puis elles tombèrent à terre. Lorsque j’ouvris la porte, après avoir fait en même temps marcher le ventilateur de la cheminée d’aération, je constatais que ces femmes étaient étendues sans vie et qu’elles avaient laissé échapper leurs matières fécales.
Le lendemain, vers 5 heures 30, j’ai chargé deux infirmiers SS de transporter ces cadavres dans une camionnette, pour qu’ils soient conduits à l’institut d’anatomie, ainsi que le professeur Hirt me l’avait demandé ».



SOURCES

http://www.struthof.fr/

http://crdp.ac-reims.fr/

http://www.witzgilles.com/

http://www.wikipédia.fr/

http://www.guerre-mondiale.org/Deportation/struthof.htm

1 commentaire:

M.AUGRIS a dit…

Bon travail
Comparaison avec Auschwitz valable seulement pour la technique, pas pour l’ampleur.
Sources livres ?
Très bien sur la forme