samedi 22 mars 2008

Les messages des élèves

Les messages que vous avez réalisés et qui seront évalués sont en ligne . Ceux qui sont marqués d'une astérisque sont disponibles en français et en allemand :

- La Guerre de 1870 (Kévin et Lucas) *
- Bismarck et les relations franco-allemandes (Gauthier et Rémi) *
- Metz ville allemande (1871-1918) (Romain et Anthony)
- L'autre dans les affiches de la Grande Guerre (Justine et Vanessa)
- Les troupes coloniales dans les deux guerres (Yassine)
- Otto Dix (Manon et Nicolas)
- Les femmes dans la Grande Guerre en France et en Allemagne (Hélène, Lamyaa et Manon) *
- Le 11 novembre en France et en Allemagne (Amandine, Claire et Eva)
- Les monuments aux morts : une comparaison (Alexandre et Vincent)
- L’occupation de la Ruhr par les Français (« la honte noire ») (Mehdi et Victor)
- L'Alsace et la Moselle annexées (1940-1944) (Pauline et Flora) *
- Le massacre d’Oradour sur Glane et le procès de Bordeaux (Marine et Sophie)
- Les malgré-nous alsaciens et mosellans (Benjamin, Florent et Simon) *
- Les résistants étrangers dans la résistance en France (Bérengère, Laura et Camille) *
- Die Weisse Rose (Clotilde et Clothilde) *
- Le camp de Natzweiler (Célia et Maxime)

samedi 15 mars 2008

Le struthof : l'ancien camp de concentration du Struthof / Natzweiller

I. Introduction


Au cours de l'année 1939, la deuxième guerre Mondial se déclara, qui plongea l'Europe dans l'horreur. De nombreux camps se créent telle que le camp de concentration du Natzweiler-Struthof en septembre 1940.

Ce site à été choisi par le Colonel SS BLUMBERG. Celui ci où des milliers de déportés ont été exécutés ou bien sont morts d'épuisement à la suite de maladies, de mauvais traitements, de manque de soins, de privations ou de travaux exténuants, est l'unique camp de concentration implanté sur le territoire français.

Jusqu'où à été l'horreur du camp de Natzweiler ?


II Présentation
a) le camps



Cliquer sur la carte. Merci.

b) Rappel historique du camp de concentration du Struthof / Natzweiller

1940 :
Septembre : Découverte d'un filon de granit rose sur le mont Louise

1941 :
Mars : Décision d'ouverture du KL-Natzweiler : par Himmler
Avril : Arrivée de la première garnison SS
Mai : Arrivée des premiers déportés allemands et autrichiens.

1942 :
Février : Installation dans les premières baraques du camp

1943 : (le nombre de déporté triple : atteind 7000 en 1944)
Octobre : Construction du four crématoire.

1944 :
Septembre : Evacuation du camp vers Dachau
Novembre : Le 24, la 7ème armée américaine arrive dans un camp abandonné.


II La vie dans le camp : Vie et mort.

a) La vie quotidienne


La vie quotidienne des déportés se déroule toujours de la même façon. Le réveil a lieu à 4 heures du matin en été et à 6 heures en hiver, par les journées les plus courtes. Aussitôt levés, les déportés passent aux lavabos ; torse nu ils se lavent à l'eau glacée, tant qu'il y a de l'eau. Ils s'habillent et reçoivent un demi-litre de tisane ou d'un semblant de café, puis se rendent, en rang par cinq, sur les plates-formes où se fait le premier appel de la journée.

Ensuite, les SS comptent les déportés de chaque baraque et les morts de la nuit. Ces appels peuvent durer longtemps, ainsi les déportés doivent restés debout, par rang de taille, immobiles, que se soit , en été sous un soleil brulant, en hiver dans la neige. Puis les déportés sont emmenés aux différents lieux de travail forcés : carrière (granit et sable) , réparation, construction etc...
Au déjeuner, les déportés ont droit à une simple portion de soupe et c'est à nouveau le rassemblement et le deuxième appel. A 18 heures, troisième appel, dans les même conditions que le matin mais plus longue, et plus pénible. Le repas du soir se fait dans les baraques et se compose d'un demi litre de café ou tisane, avec environs 200 grammes de pain et quelques grammes de graisse synthétique.


Ainsi, la vie quotidienne était très dur et l'horreur se résumait à l'eau glacée pour se laver, de minuscule repas, un travail forcé épuisant, tout cela, avec des conditions climatiques pas toujours favorables.


b) Punitions et sévices

De nombreux sévices et punitions sont donnés quotidiennement au camp telle que des bastonnade, cellules durant des jours, agressions des chiens des SS, poussetts dans les barbelés ou à l'extérieur du cordon de surveillance...

Le SS, Fuchs, est connu pour sa cruauté : En voici la preuve avec une anecdote :

Lorsque arrive un nouveau convoi de « bleus » et que ces derniers parviennent sur les lieux de travail, Fuchs prend la casquette de l’un des détenus et la jette à l’extérieur du cordon de surveillance en disant : « Si ce soir tu n’as pas ta casquette à l’appel, tu sais ce qui t’attend ». Le bleu essaye de chercher son couvre-chef et c’est alors que Fuchs le descend à la mitraillette. Motif : « A essayé de s’évader ».

Le travail forcé est surveiller par les Kapos (droits communs allemands) et par des Matraqueurs accompagné d'un chien. Les déportés ne fournisant pas un travaille suffisant était privé de soupe. Meme malade ou blessé, les déportés devaient être présent au travail. Si ils étaient blessé par un chien, ils ne reçurent aucun soin.


Dessin de Henry GAYOT, déporté NN matricule 11 784

Du coté des extracteurs de blocs de granit, lorsqu'ils devaient ramener le granit au camps, au ravin de la mort, à l'aide d'une brouette, un gardien faisait des croches-pieds aux détenus affaiblit lorsqu'ils vidaient leur cargaison. Si le déporté tombait, la sentinelle SS tirait du mirador sur le malheureux, sous prétexte de « tentative d'évasion ». À chaque « opération réussie », le SS obtient des jours de congé et le Kapo complice des rations supplémentaires.



III Médecine et expérience dans le camp

Des professeurs et des médecins allemands qui étaient favorables(il faudrait trouver un autre mot) aux idées d'Hitler ont effectuée des expérimentations sur des maladies, pour améliorer des gaz de combats ou simplement pour étudier la race humaine. Bien entendu ces expérimentations sont pratiquer ou tester sur des déportés.




C'est en automne 1942 que le camp KL Na devint un centre d'expérimentation humaine. Les principaux auteurs et coupables de ces expériences médicales sont HIRT(professeur d'anatomie), HAAGEN (virologiste) et BICKENBACK (prefesseur de médecine et spécialiste de gaz de combat) de la Reichsuniversitat de Strasbourg; de l'administration SS Ahnenerbe qui siginifie " héritage de nos ancêtres".

Hirt procèda à des expériences sur l'ypérite, appelé plus couramment le gaz moutarde, et pour des idéalogie nazie voulu constituer une collection de squelettes à partir des corps des 86 Juifs déportés d'Auschwitz ; Bickenbach mèna des expérimentations sur le gaz phosgène et Haagen gràace à des expériences découvrit le vaccin contre le typhus.

Un exemple d'expérimentation:

HIRT sélectionna 30 détenus qui reçurent pendant deux semaines les rations alimentaires attribuées aux gardes SS. Puis les expériences avec le gaz toxique liquide s'engagent : le liquide est étalé sur la partie supérieure du bras ; dix heures plus tard des brûlures apparaissent sur la totalité du corps ; certains détenus deviennent aveugles ; les douleurs sont inouïes.Tous sont photographiés chaque jour, en particulier aux endroits brûlés.Une première mort intervient le 5ème ou 6ème jour, 7 autres morts suivront. Les corps sont disséqués, les poumons et les intestins sont rongés. Les survivants sont transférés dans d'autres camps après deux mois.

La chambre à gaz :



La chambre a gaz de ce camp, située à 1500 mètres de l'enceinte du camp, était surtout utilisé pour tuer des déportés dans l'intention d'expérimentation médicales. Effectivement cette pièce était petite est donc ne pouvait pas contenir beaucoup de personnes.


87 juifs et tziganes ont été choisi parmi des camp de l'Est pour servir de cobayes. Ils sont mis dans cette pièce qui est bien fermée pour qu 'il n'y est pas de fuite. Le commandant du camp Kramer peut alor procédé au gazage selon la mnière suivante :


De l'eau est introduit dans la pièce sur des cristaux cyanhydriques, déposé sur le sol avant l'arrivé des victimes, a l'aide d'un tuyau passant a travers le mur relié a un entonnoir.

La réaction immédiate provoque la mort des déportés dans d'atroces souffrances. Une fois asphyxiés, ils sont ammenés à l'Institut anatomique de Strasbourg, à la demande du professeur SS Hirt.


Cette technique, utilisé a plusieurs reprise, est comparable à l'horreur du camp d'Auschwitz.





Voici quelques photos de la découverte d'une morgue diriger par Hirt qui peuvent heurter la sensiblité de certains : cliquez ici .

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IV Témoignages


Josef Kramer, chef du camp du Struthof gaze les « cobayes » de Hirt.


« Au cours du mois d’août 1943 (...) je me suis rendu à l’institut d’anatomie de Strasbourg où se trouvait Hirt. Ce dernier me déclara qu’il avait eu connaissance d’un envoi d’internés d’Auschwitz pour le Struthof. Il me précisa que ces personnes devaient être exécutées dans la chambre à gaz du Struthof à l’aide de gaz toxiques, et que leurs cadavres devaient être expédiés à l’institut d’anatomie se Strasbourg pour y être mis à disposition.
A la suite de cette conversation, il me remit un flacon de la contenance d’un quart de litre environ, contenant des sels que je crois être des sels cyanhydriques. Le professeur m’indiqua la dose approximative que je devais employer pour asphyxier moi-même les internés venus d’Auschwitz dont je viens de parler.
Au début d’août 1943, je reçus donc les 80 internés destinés à être supprimés à l’aide des gaz qui m’avaient été remis par Hirt. je commençai par faire conduire à la chambre à gaz, un certain soir vers 9 heures, à l’aide d’une camionnette, un premier groupe d’une quinzaine de femmes environ. Je déclarai à ces femmes qu’elles devaient passer par la chambre de désinfection et je leur cachais qu’elles devaient être asphyxiées. Assisté de quelques SS, je les fis complètement déshabiller et je les poussais dans la chambre à gaz alors qu’elles étaient toutes nues. Au moment où je fermais la porte, elles se mirent à hurler. J’introduisis, après avoir fermé la porte, une certaine quantité de sels dans un entonnoir placé au-dessous et à droite du regard. En même temps, je versais une certaine quantité d’eau qui, ainsi que les sels, tomba dans l’excavation située à l’intérieur de la chambre à gaz, au bas du regard. Puis je fermais l’orifice de l’entonnoir à l’aide d’un robinet... J’allumai la lumière à l’intérieur de la chambre... et j’observai ce qui se passait à l’intérieur de la chambre. Je pus constater que ces femmes continuaient à respirer environ une demi minute puis elles tombèrent à terre. Lorsque j’ouvris la porte, après avoir fait en même temps marcher le ventilateur de la cheminée d’aération, je constatais que ces femmes étaient étendues sans vie et qu’elles avaient laissé échapper leurs matières fécales.
Le lendemain, vers 5 heures 30, j’ai chargé deux infirmiers SS de transporter ces cadavres dans une camionnette, pour qu’ils soient conduits à l’institut d’anatomie, ainsi que le professeur Hirt me l’avait demandé ».



SOURCES

http://www.struthof.fr/

http://crdp.ac-reims.fr/

http://www.witzgilles.com/

http://www.wikipédia.fr/

http://www.guerre-mondiale.org/Deportation/struthof.htm

vendredi 14 mars 2008




Die weiße Rose

la rose blanche















sophie scholl
Problematique: Quelles sont les caractéristiques de la rose blanche?
Frage: was sind die merkmalen der weiße Rose?









hans scholl willi graf


I Présentation

Zuerst gibt es die zwei Geschwister Scholl : Hans und Sophie.
Hans war am 22. September 1918 in Ingerscheim geboren. In Universität hatte er Alexander schmorell, christoph probst und willi graf kennen gelernt, mit denen später die wiederstandgruppe hatte gegründet.
In juni 1942 schrieb er mit Alexander schmorell die ersten vier blättern der weißen rose. Diese flugblättern wurden in der nehe von münchen gegeben. Er musste an der ostfront gehen und er kam im November in münchen zurück. Er nahm seine arbeit in der weiße rose wieder auf.
Im januar 1943, das fünfte blatt der gruppe wurde mit der professor kurt Hubert geschrieben. Sie legen diesen flugblättern irgendwo z.B. in telefonzellen und parkende autos.
Den 15. februar machten sie den sechsten flugblatt fertig und er hatte die aufrufe das NS-regime zu stürzen. Wenn die geschwister scholl und probst ungefähr 1700 flugblättern verteilt, der hausmeister hatten sie beobachtet, dann hatte er sie an der gestapo gemeldet. Und die drei widerstandkämpfer wurden verhaftet und getötet. Nach einem zweiten prozess wurden die anderen getötet.


D’abord il y a la confrerie scholl: hans et sophie. Hans est né le 22 septembre 1918 à Ingerscheim. A l’université il a rencontré et apprit a connaitre alexander schmorell, christophe probst et willi graf, avec lesquels il a plus tard fondé le groupe de resistance la rose blanche.
En juin 1942 hans et alexander ont ecrit les 4 premiers tracts de la rose blanche.
Ceux ci ont été distribués dans les environ de Munich. Hans a été envoyé sur le front est et il revint en novembre à munich. Il reprit son travail dans la rose blanche.
En janvier 1943, le cinquième tract a été ecrit en collaboration avec le proffesseur Hubert. Ils depsoserent les tracts partout par exemple dans les cabines telephoniques ou dans les pakings.
Le 15 fevrier ils finirent le sixième tract. Lorsque hans, sophie et probst eurent distribués environ 1700 tracts, le concierge les avait regardé et ils ont été arrétés par la gestapo. Ils ont été jugés et executés. Lors d’un second procès les autres membres groupe ont eux aussi été executés.

Motivations des membres:
„il n’est pour nous qu’un imperatif: lutter contre la dictature: nous nous dresserons contre l’asservissement de l’europe dans le national socialisme par une affirmation nouvelle de liberté et d’honneur.“ Tract de fevrier 1943

DIE FRAUEN IN DIE ERSTE WELTKRIEG

I Die Unterstützung des Soldat im der Front

1. die Krankenschwester
2. Der Briefwechsel
3. den Wohltätigkeitverein


II Mobilisierung in die Heimatfront.

1.Die Frauen in die Industrie
2.Die Frauen in das Heim
3.Die Frauen in die Landwirtschaft
4.Die Frauen in die Propaganda


III Soziale- Politisch- Emanzipation ?


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I) Die Unterstützung des Soldat im der Front


Viele jungen Damen verpflichten sich wie Krankenschwestern in den Krankenhäusern, die jeden Tag der Tausende Verwundeter empfangen.



1) die Krankenschwester



Die Krankenschwester ist ein typische Bild von Frauen: Sie haben weises Kleider, das bedeutet Reinheit, und sie heilen auch Körper und Seele.
Mehrere jungend Frauen wollen Krankenschwester zu sein in Krankendheit, der tausend verletz pro Tag empfangen sind.
Die Anderen helfen die Atzen die in der Front sind, sie trösten die verletz…

2)Der Briefwechsel
Sie spielen auch eine wichtige Rolle durch den Brief, um die Soldaten zu motivieren.

Ein Zum Beispiel:
Der Briefwechsel unter Mann und Frau und Mutter und Sohn erlaubt, uns über die unterschiedlichen Betrachtungsweisen des Krieges zu informieren. Die Frauen nehmen am Krieg teil aber erleben ihn auf die gleiche Weise nicht. Männer und Frauen werden also auf dieselbe Weise nicht gekennzeichnet sein.

In Amiens, Blanche die Frau von ein Arzt der in Front arbeit, hat ein verschied Sicht in vergleich zu ihn, selbst wenn der Front nicht zu weit ist.
In der Tat, man bemerkt in die Briefe dass, sie die Krach und Explosion hort, sie auch die verletz sieht aber sie weißt nicht was zu meinen, sie kann nicht wissen wie Bedingung schwer sind und wie die Gewalt ist.
In ihre Briefe sie fragen sie sich über was passiert und ihre Zukunft.
In Gegenteil ihr Mann denkt nichts, er ist erschreckt.
Andere Briefwechsel :
Organisationen haben ein system erfunden: sie wählen Frauen um Briefe zu schreiben und für die Soldaten sie sind « marraines de guerre » genannt.


3)den Wohltätigkeitverein

Die Bereitstellung der Kriegspatinnen von den karitativen Vereinen besteht so, hat, den Soldaten zu stützen. Sie schreiben Förderungsbriefe, senden Pakete den Soldaten, die sie manchmal während ihrer Erlaubnisse treffen. So hat jeder unverheiratete Soldat immer dahinter, eine "Kriegspatin".

Die Kriegspatinnen haben auch für Rolle, die Kämpfer zu stützen, die keine Familien haben oder die sich in den von den Deutschen besetzten Zonen finden.
Die zahlreichen Frauen durch einen Solidaritätsschwung begründen zu " den zerbrochenen Mäulern " gehen in die Krankenhäuser als freiwillige Krankenschwester. Außerdem ist das Rote Kreuz eine sehr anwesende Organisation während des Großen Krieges. Sie auch führt Wohltätigkeitverein aus.
In den Feldern, in den Fabriken, in den Krankenhäusern, haben die Frauen seit 1914 auf die Kriegsanstrengung massenhaft geantwortet: das ist die Arbeit, die sogar freiwillig ist, die der Alltag des Familie allein leiten, die moralische Unterstützung dem Soldaten,…und auch eine Mobilisierung dahinter.

II Mobilisierung den Frauen in die Heimatfront.

In der Kriegsperiode sind die Frauen zu oft vergessen, werden uns also ihren Mut unterstreichen, weil sie eine sehr wichtige Rolle während des Krieges 1914-18 gespielt haben. In Frankreich sind sie gerufen, vom Regierungschef, René Viviani zu arbeiten, am 7. August 1914. Der Ministerpräsident, René Viviani, der an einen kurzen Krieg denkt, richtet einen Appell an den Frauen.
« Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! À l'action ! À l'œuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde. »
Auf Deutsch :
" Stehend, französische Frauen, junge Kinder, Mädchen und Sohn des Vaterlandes. Ersetzen Sie auf dem Arbeitsfeld diejenigen, die auf dem Schlachtfeld sind. Bereiten Sie sich vor, ihnen, morgen, das ausgebildete kultivierte Land, die zurückgegebenen Ernten, die gesäten Felder zu zeigen! Es gibt, in diesen ernsten Stunden, keine geringe Arbeit. Alles ist groß, wer das Land bedient. Stehend! In der Handlung ! Im Werk! Es wird morgen des Ruhmes für jedermann geben. "


1. Die Frauen und die Industrie

Wie können nämlich sagen, dass die Stadt Frauen viel Mut haben, besonders in die zahlreichen Betätigungsfeldern. Sie arbeiten in den Rüstungsbetrieben manchmal mehr als 10 Stunden täglich pro Tag. Dieses Frauen, die Waffen in den Fabriken machen (wie die Fabriken Schneider oder Creusot) der "munitionnettes" genannt ist. Wirklich werden die Frauen im Laufe von vier Jahren 300 Millionen Granaten und mehr als sechs Milliarden Wagens angefertigt haben. Sie machen die Arbeit von den Männern, die schwierig sind. Der Eingang in einen langen Krieg bedeutet dann sehr schnell, an die Frauen in Sektoren zu appellieren, die ihnen bis her im Allgemeinen ausländisch waren. Der "munitionnettes" kleidet sich wie Männer an, machen Herrenbewegungen, arbeiten wie Männer....




Der Arbeitplatz den Frauen in die Fabriken Renault von Billancourt Die meisten Frauen haben schon ein arbeit vor der Krieg. Aber sie machen ein anderen Arbeit, gleichzeitig um die mobilisierten Arbeiten zu ersetzen und um Arbeitplatz in die Bewaffnung einzunehmen. In Frankreich, wie fast überall sonst in der West,ist fast 40 % den Industriellearbeitskräfte weiblich. Im Osten, ist es in die Landwirtschaft dass der Porcent der wichtiges ist. Nach 1918, verlassen nach und nach die Frauen der Industriellesektor aber bleiben im Dienstleistungsgewerbe.











Die Mobilisation von einem Teil den Männlicharbeitkräfte hat zur Folge den Verschluss der zahlreich Firma und vielen Frauen wurden ohne Arbeit gewesen. Jedoch bereits 1915 mit der Notwendigkeit einigen Firma wieder zu öffnen um mehr Waffen zu herstellen gibt es eine Verkehrung der Situation. Es gibt ein Arbeitkraftlos. Die Lösung ist der Frauenarbeitkräfte. Der Prozentsatz der Frauen in der personal ist damals überall in Erhöhung. In die Bewaffnungsindustrie vorstellen die Frauen der Viertel der Belegschaft. April 1916 ein Komitee der Frauenarbeit ist gegründet durch Erlass der Unterstaatssekretär der der Artillerie und der Munitionen. Er rekrutiert die Arbeiterinnen, beschäftigt sich, sie nach den Rüstungsbetrieben zu versenden, und ihre Unterbringung zu organisieren. Vor allem Industrien beim Bearbeiten für die Bewaffnung, das die Frauen rufen, anspruchsvolle Benutzungen der Bildungen zu besetzen, die sie nicht besitzen. In einigen Fällen nur übt man, erfolgreich, eine Auswahl und eine vom weiblichen Personal beschleunigte Bildung, im Hinblick auf ihre Benutzung im Schliff, der Berichtigung der Erdbeeren, dem Vortrieb der Maße aus. Aber, meistens, ist um zu vermeiden, ihnen eine Bildung zu geben zu haben, die sogar schnell ist, eine Reorganisation der Arbeit, die erlaubt, sie zu laden, nur mit elementaren Operationen, organisiert. In der Herstellung der Granaten arbeiten sie über Türme, aus denen die Einstellung von den in derselben Mannschaft besetzten Männern, einem Mann gemacht ist, die überwachen und die Arbeit von etwa zehn Frauen leiten. Von jetzt an verteilen die Frauen auch die Post, beschäftigen sich mit den Verwaltungsaufgaben, führen die Straßenbahnen...



2. Die Frauen in die Industrie


Während des ersten Weltkrieges sollen die Frauen in den Häusern sich noch, allein, ihrer Familie widmen, sich in den Reihen endloser Erwartung gedulden kaum, wessen, zu essen oder sich zu wärmen. Sie leben in der Angst, ihren Mann, ihren Sohn, den Verwandten oder den Freund zu verlieren. Diese neue Situation der Frauen dauert nur der Raum des Krieges, danach, sie werden ihr Leben zurücknehmen und werden ihren vorhergehenden statu von Minderwertigkeit in der Arbeit und im Haus wiederfinden. Der Nahrungsmangel ist keine einzige Schwierigkeit, der die Frauen trotzen sollen, es ist auch schwer, sich mit dem Heizungsbrennstoff einzudecken. Das Leben der Frauen ist in Abwesenheit der Männer auch schwer, die Männer, Söhne, Brüder sind. Sie leben in der Erwartung der Neuheiten der Stirn und in der Angst, ein liebes Wesen zu verlieren. Das sind echte moralische Schmerze. Man zieht fast 630 000 Witwen nach dem ersten Weltkonflikt ab. Eben zahlreiche Leben sind durch den ersten Weltkonflikt zerbrochen, viele Frauen werden mit ihren Kindern allein bleiben und werden sich moralisch wieder aufbauen sollen, den Lebensunterhalt für das ganze Haus versichernd.
Dieses Bild stellt eine Frau 1916 dar, sich mit seinem Kind 1916 beschäftigend.




3. Die Frauen in der Landwirtschaft


Er ist ebenfalls interessant, den Mut der Frauen von Landwirten zu präzisieren, die, in Frankreich noch in ländlichem und landwirtschaftlichem Hauptzug, ab dem Sommer 1914 die harten Feldarbeiten annehmen sollen haben. Wirklich seit August 1914 sollen die Frauen die Arbeit in den Feldern versichern. In den Ländern schlagen sie ihre Stiele um, um sich an die Landarbeiten anzumachen. Der Krieg gibt das tägliche Leben der schweren Frauen zurück, es handelt sich zuerst darum, sich Nahrung in der Kriegszeit zu verschaffen, im Augenblick, als die Nahrungsproduktionen seltener kommen. Die Kulturen sind in Abwesenheit der Männer, der Tiere von Charakterzügen und von Düngemittel weniger ergiebig. Man muss manchmal die Schlange während lange Momente vor den Lebensmittelgeschäften stehen, bevor bei Nahrung zu erhalten. Die Kulturen sind in Abwesenheit der Männer, der Tiere von Charakterzügen und von Düngemittel weniger ergiebig. Man muss manchmal die Schlange während lange Momente vor den Lebensmittelgeschäften stehen, bevor bei Nahrung zu erhalten. Dieser Tatbestand verstärkt die Schwierigkeit der Arbeiten der Frauen während des Ersten Weltkrieges, weil die Körper von den Verlusten geschwächt sind. Nun sind gewisse Feldarbeiten für die weiblichen Körper äußerst körperlich und beschwerlich. Sie haben zwei Mal mehr Arbeit: ihr und derjenige ihres Mannes.

" In der Farm der guten Kirche schnarcht die zu schlagende Maschine man, bearbeite hart aber ohne Munterkeit der Vorjahre. Mehr Lachen, mehr Bonmots. Die Gesichter sind ernst, wenn die Arme gewandt sind. Auf der Fläche, den Greisen, den Frauen, den Kindern. Die Arbeit ist langsamer als die Vorjahre, trotz der Tätigkeit der Pächterin, die sich bemüht, den Mann zu ersetzen, der dorthin gegangen ist … " Die Frauen in der Kriegszeit sagten.
« À la ferme de la bonne église, la machine à battre ronfle… on travaille dur mais sans la gaîté des années précédentes. Plus de rires, plus de bons mots. Les figures sont graves si les bras sont agiles. Sur l’aire, des vieillards, des femmes, des enfants. Le travail est plus lent que les années précédentes, malgré l’activité de la fermière qui tâche de remplacer le mari, parti là-bas… » disaient les femmes en temps de guerre.

Der begonnene Krieg zur Zeit der Weinlesen und der Ernten, die Frauen sollten sich vereinigen, um zu verfolgen : " man muss die Ernte beenden, die Frauen, die Jugendlichen verbindend, die noch einsatzfähig, die Alten nicht sind, die er nicht mehr sind " (Oma Santerre) Die Arbeit der Ernten, die von den Frauen ausgeführt ist, war sehr schwer. Sie sollten, die härtesten Arbeiten ausführen und ihre Ausnutzungen auf die die rentabelste Weise verwalten, lehren. So in zahlreichen Briefen der Soldaten ihren Frauen baten diese Letzten Neuheiten der Familie nach wirklich auf, aber ebenfalls um Ernten, Weinlesen oder andere wichtigen Arbeiten im Leben der Bauern. Sie nützten aus, um Ratschläge ihren Frauen zu geben, damit sie gegenüber Arbeiten nicht entwaffnet sind und damit die Betriebe nicht zuviel ihre Abwesenheiten ertragen.
Schließlich kann man also sagen, dass die Frauen in den Feldern, in den Fabriken, in den Krankenhäusern, seit 1914 auf die Kriegsanstrengung massenhaft geantwortet haben: das ist die Arbeit, die sogar freiwillig ist, der Alltag des Hauses für das Verwalten allein, die moralische Unterstützung dem Soldaten, mit Hilfe von den eingespannten Kindern " wie Samen von Frontsoldaten " … Die Frauen des Großen Krieges, haben die Schmerzen der Okkupation ertragen und haben eine im großen Krieg bedeutende Rolle gespielt. Trotz dieser Bedingungen für eine extreme Härte haben die Frauen nicht nur ihre traditionelle Rolle sondern, in Abwesenheit der Männer versichert, hat es neuer während dieses Konfliktes angenommen. Die Frauen auch haben sich zu verpflichten nicht gezögert, um zu versuchen, die Soldaten zu retten und ihre Unterstützung in der Nation zu bringen. Sie haben einen großen Mut bewiesen und haben bewiesen, dass sie der Angst, der Front und den Männern trotzen konnten. Sie waren zahlreich, ihr Leben zu geben, um diejenige von Kämpfern zu retten.

4) Frauen in die Propaganda






EINE BERUFUNG
-Was willst du tun wenn du groß wird, Suzette?
-Ich, drehen Obus…
(Zeicnung von PALLIER)


Im Bajonett ist die Frau gezeigt eine Granate tragend(bringend) wie sie ein Kind trüge(brächte). Wenn man nicht weiß, daß das eine satirische Zeitung ist, könnte man glauben, daß das der Propaganda ist, mit dem Ziel das Glück der Frauen zu zeigen, die bearbeiten.





Die Frau ist hier wie Quacksalber der Seelen und alles des Weißen, was Synonym von Schuldlosigkeit angekleidet ist und von Frieden gezeigt.









Die Frauen verkörpern oft die Republik und das Vaterland.



Die Nonne ist auch gezeigt wie mutig und ihre Rolle ist Entwicklung und geehrt.



Die Frau ist hier in der Krankenschwester gezeigt und ihr Reinheitsbild ist gegen deutsche Sprachen benutzt, die wie "eine", gewaltsam, barbarisch und unmenschlich wären.



Auf diesen Postkarten, haben, sieht die Kinder in der Uniform und die Frauen, für die Männer in der Front und das der französischen Seite und notiert deutsche Sprache zu stricken. Viel da scheinen eben Propagandabilder zu sagen, daß die Frauen einverstanden sind, aus ihren Kindern des "Kanonenfutters" zu machen und daß sie für ihren Soldaten fleißig arbeiten.
Die Realität ist dennoch nicht genauso klar und es ist schwer, genau zu kennen, welche die Rolle der Frauen im Großen Krieg gewesen ist, ohne zu verallgemeinern oder sich auf der Propaganda zu erholen..







Auf allen diesen Postkarten haben, sieht die Frauen und ihr Trikot mit jedes Mal zurück eben ein Bild der Front: Bilder der ihrem Mann oder ihr Kind treuen Frau. Das ist ein guter Grund den Frauen gegeben, an der Kriegsanstrengung teilzunehmen.

III) Emanzipation


Wir finden oft, dass den ersten Weltkrieg eine Wende in die Frauenemanzipation repräsentiert. Wenn richtig ist dass die Französin ein neuen gesellschaftlicher Status während des Krieg haben, in der Moment des Waffenstillstand viele Sachen wie vorher wieder wenden. Um zu schätzen, warfen sie sich ergeben im Laufe des Krieges zurück, empfiehlt es sich, durch die Zählung von 1921, die Verteilung der Frauen zwischen den unterschiedlichen Berufen zu prüfen.
In den nicht industriellen Berufen sind die Folgen des Krieges in der Verdoppelung der weiblichen Bestände für die administrativen und öffentlichen Versorgungsbetriebe deutlich.
Die Frauenarbeit, die nur die landwirtschaftliche Welt berührte und das Arbeitsproletariat gewinnt das Bürgertum jetzt. Die Büros, die freien Berufe öffnen sich auf die Frauen, die, manchmal, zu Verantwortlichkeitsposten gelangen: die weibliche Bedingung fühlt sich daher geändert, die Frauenbewegung vorankommen.
Dagegen ist die Situation der Industrie unterschiedlich.1921 stellt die Deutsche 35 % der industriell Belegschaft wohingegen in Frankreich wird ihre platz in die Industrie wieder wie in 1906. Tatsächlich sieht es dass ein Teil den Frauen, die eine berufliche Tätigkeit während des Kriegs bekleidet hatte sind in ihr Heim zurückgegangen. Die Vermehrung der nachfolgenden Geburtenziffer am Ende der Feindlichkeiten hat vielleicht auf diesem Sinken der weiblichen Bestände die Arbeit gespielt. Die Staatsorgane haben auβerdem bereits das Ende den Kamphandlungen dass die meisten Frauen ihren Arbeit halten mussten. Sobald braucht man nicht mehr wirklich seine Arbeit in der Industrie, fallen ihren Löhne.
Die erkämpft Vorteilen sind also nicht dauerhaft. Der Veränderung ist oberflächlich und provisorisch.
Es gab außerdem einer Veränderung der Mentalität, die eine spätere Emanzipation vorbereitet und die, die ganze Potentielle der Frauen zeigt.
Tatsächlich zeigt der Krieg, dass die Frau einen neuen Platz in der Gesellschaft haben kann. Zeichen der weiblichen Emanzipation oder wenigstens der Mentalitätsveränderung verwandelt sich die Mode in Entre-deux-guerres: kurze Haare, die geschmeidigere Kleidung charakterisieren " Garçonne ", die von ihrer Freiheit von Allüren schockiert.
Mit dem Blickpunkt der Politik kann man nicht sagen, dass es eine Emanzipation gegeben hat, bis auf die Seite der Deutschen, die das Stimmrecht 1919 erhalten.


Lire la version française....


vendredi 7 mars 2008










1°) Qui étaient les « Malgré-Nous » ?

a)Définition :
Le terme de « Malgré-nous » apparaît déjà en 1920 après la Première Guerre mondiale, où des associations d’anciens combattants alsaciens et mosellans de la Grande guerre créèrent ce mot pour mettre en avant le fait qu’ils avaient dû se battre, malgré eux, dans l’armée allemande (la Wehrmacht) contre la France[], l’Alsace et la Moselle étaient à cette époque rattachée à l’Allemagne suite à la défaite de 1871. Ils ont également été contraints de combattre dans la branche militaire de la SS (Waffen Ss) durant la seconde guerre mondiale.


b) Les nombres :
De 1942 à 1944, 130 000 Alsaciens et Mosellans ont été incorporés de force dans la Wehrmacht. L’Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1% du total des forces armées allemandes, soit 130 000 hommes (100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans).
40 000 ne sont pas revenus. Les survivants sont partagés entre autojustification et mauvaise conscience.
L’Alsace et la Moselle, annexées de fait par Hitler étaient, depuis trois ans, sous administration nazie. Le 25 août 1942, le service militaire allemand est instauré pour les Alsaciens et les Mosellans par Gauleiter Wagner (gouverneur régional de l’Alsace annexée au grand Reich de Hitler depuis juin 1940). Beaucoup ont tenté d’y échapper, mais la plupart-les « malgré-nous »- ont dû se résoudre à servir la Wehrmacht ou la Luftwaffe. Certains ont été enrôlés dans les Waffen SS, un grand nombre a été envoyé sur le front de l’Est. 90 000 « malgré-nous » sont revenus, 20 000 sont morts, 20 000 sont toujours portés disparus.
Près de 10 000 femmes françaises, alsaciennes et mosellanes, ont aussi été envoyées en Allemagne pour y être « germanisées ». Certaines ont été affectées de force dans les services auxiliaires de l’armée ou dans les usines de guerre allemandes. Contrairement aux « malgré-nous », ces « malgré-elles » n’ont pas été indemnisées par l’Allemagne après guerre.


2°) Leurs conditions de vie :
Nombre d’entre eux seront fait prisonniers par l’armée soviétique durant la débâcle allemande. Et ils connaîtront, comme les militaires de l’Axe, les camps de détention soviétiques. Le plus connu est le camp de Tambov qui regroupa une grande partie des prisonniers français.
D’autres décidèrent de déserter la Wehrmacht pour se rendre à l’Armée rouge et ainsi, en tant que Français, rejoindre le général De Gaulle et la France libre. Les soviétiques n’avaient, dans leur grande majorité, pas connaissance du drame de ces Alsaciens et Mosellans. Beaucoup furent donc considérés comme des déserteurs ou des espions, et donc fusillés, victimes d’une double méprise. Les autres ont été déportés au camp de Tambov après un passage dans les mines de charbon de Karaganda. Dans un compte rendu du colloque de Hambourg sur le retour des prisonniers de guerre après 1945 :
« Les Alsaciens en uniforme allemand furent concentrés dans le camp de Tambov et subirent le sort de tous les prisonniers de la Wehrmacht, avec des conditions de vie très dures, un taux de mortalité élevé et des campagnes de rééducation antifasciste. Libérés en grande majorité durant l’automne 1945, une partie des «malgré-nous» passe pourtant plusieurs années supplémentaires en captivité. Accusés de crimes de guerre par les Soviétiques, ils se sentent trahis par la France Libre, et utilisés comme monnaie d’échange dans les négociations diplomatiques. Certains iront jusqu’à évoquer l’intervention de dirigeants communistes français afin de retarder leur retour, tant le témoignage de leur expérience ternirait l’image de l’Union soviétique. »
Sur une page éditée par l’Académie de Strasbourg, on peut lire :
« À Tambov, les conditions de détention sont effroyables. Les prisonniers y survivent dans une effarante promiscuité et dans une hygiène déplorable, à l’abri de baraques creusées à même le sol pour mieux résister au terrible hiver russe où la température descend en dessous de -30 °C. Un peu de soupe claire et environ 600 grammes de pain noir, presque immangeable, constituent la ration journalière estimée à 1340 calories (en comparaison, en 1944, les détenus d’Auschwitz recevaient 2 000 calories par jour). On estime qu’environ un homme sur deux mourait à Tambov après une durée moyenne d’internement inférieure à quatre mois. 10 000 français terminèrent ainsi leurs jours au camp de Tambov. »
Le dernier Malgré-nous libéré est Jean-Jacques Remetter, retourné chez lui en 1955.

3°) Après la guerre :
Dés la libération de l’alsace par les alliés et surtout après la défaite allemande, le rapatriement est difficile et le 1er janvier 1948, 10 000 jeunes du bas rhin étaient encore portés disparus
Une fois la guerre terminée, les malgré-nous ont été considérés comme des traîtres. Beaucoup d’entre eux ont été épurés, comme les collaborateurs, et les Horizontales ayant eu des relations avec l’occupant allemand.
Ils ont été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d’internement soviétiques.

4°) Témoignages et séquelles
D’après l’étude psychologique du docteur Georges FEDERMANN qui a recueilli les témoignages de soldats « malgré-nous » au Centre de Réforme de Strasbourg qui dépend du ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre.
Monsieur L. dont le nom a été germanisé durant la guerre, se plaint de céphalées incoercibles, de troubles du sommeil « à se tirer une balle dans la tête ». Il est découragé et reste marqué par la hantise d’une invasion russe.
Monsieur B., lui, dès le retour de la guerre « en avait marre de tout », dit-il. Comme la plupart des captifs, il souffre de ruminations morbides, de cauchemars obsessionnels où dé­filent des scènes d’horreur. « On se foutait de tout, on était indifférent à la douleur et à la mort. »
Monsieur J. présente des manifestations anxio-dépressi­ves chroniques, de la tristesse et de l’amertume ainsi qu’un important sentiment d’inutilité et de culpabilité (le complexe du survivant).
Souvenirs précis, douloureux et itératifs qui envahissent le champ de la conscience quasi-quotidiennement et dont il est extrêmement difficile de parler à d’autres qu’à ceux qui les ont partagés. Rares sont les captifs qui considèrent ce passage de leur vie comme une partie de leur patrimoine existentiel dont il peut être important d’assurer la transmission aux gé­nérations futures.
Pour tout les malgré nous de cette guerre, la chose la plus dur à accepter était qu’il devait combattre avec un cœur français comme le témoigne Florentine THOMAS dans une interview paru dans l’express. (http://www.lexpress.fr/)
Certaines provocations faites aux soldats allemands aidaient à survivre moralement à cette dure épreuve comme le dit Lisette Baldensberger qui s’était collé une pièce de 50centimes sur le revers de l’uniforme et sifflait la Marseillaise au nez des allemands.

Témoignages :
Léon Laugel a pu avoir la fierté de ne pas avoir tiré un coup de fusil. Il témoigne somme toute des massacres auquel il a assisté pendant sa vie de malgré-nous débuté en 1943 à l’âge de 19ans. Il a pu voir de ses yeux l a tuerie de Oradour-sur-glane le 10juin 1944. Il faisait parti des 13 soldats alsaciens incorporés dans la division SS Das Reich. Comme beaucoup de malgré-nous, il a toujours le sentiment de se justifier de ne pas avoir fui l’incorporation.
Vidéo :

http://www.ina.fr/

MEMORIAUX :


Le mémorial du Rote-Rain
Association des Evadés et Incorporés de Force







Monument en hommage aux Malgré-nous dans le canton d’Obernai (Bas-Rhin)







FÉDÉRATION DES ANCIENS DE TAMBOV ET INTERNES EN RUSSIE :

Ce mémorial a été érigé en souvenir des 17000 morts alsaciens et mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht ou dans d’autres formations militaires allemandes, par l’occupant, durant l’annexion de nos provinces de l’Est au 3ème Reich, de 1940 à 1945, abandonnées par le gouvernement de Vichy, et au mépris de toute légalité.

Ces victimes furent de jeunes gens et hommes nés entre 1906 et 1928, mobilisés du 16 octobre 1942 au 12 janvier 1945, sous la menace de déportation de la famille en cas de désertion.

Passés à l’Armée Rouge dès 1943, comme « évadés » ou comme prisonniers de guerre de la Wehrmacht « Malgré-eux », ils furent traînés de camps en camps, convertis de fait en « travailleurs de force sous-alimentés ».

Une grande partie d’entre eux fut rassemblée très tôt au sinistre camp de TAMBOV dit « camp des Français », à cause de l’importance de la communauté française à certaines époques.

La tyrannie, la sous-alimentation, les punitions arbitraires, le régime excessif de travail, la dégradation du moral collectif, les épidémies, le climat rude, l’habillement insuffisant, la promiscuité, le manque d’hygiène, tous ces facteurs eurent rapidement raison de la population captive. On évalue à environ 50 à 60% les pertes en vies humaines au camp de Tambov qui, de 1944 à 1945, décompta le passage de 68000 prisonniers de guerre de toutes nationalités parmi lesquels le « contingent français » fut le plus exploité.

Peu supportèrent ce régime de persécution psychique, de rations maigres et de travaux forcés auxquels ils n’étaient pas adaptés. Presque tous les survivants ont rapporté des séquelles incurables.

Six « Lazarets » et deux « hospitals » rudimentaires, antichambre de la mort, livraient chaque nuit, au petit matin, leur cargaison de cadavres, jetée ensuite pêle-mêle dans les charniers creusés par leurs camarades en forêt, aux alentours du camp.

Ce mémorial veut être un lieu de recueillement et de réflexion en hommage aux morts qui ont péri inutilement, sacrifiant leur jeune vie sans reproche, sachant que leur dépouille ne serait jamais rapatriée.

La plupart ont été livrés à la terre inhospitalière de Russie dans l’anonymat le plus complet. Des milliers de familles perdirent ainsi toute trace de leur fils, de leur mari, de leur père qui sont morts ni pour l’Allemagne ni pour la Russie, mais dans la fervente attente et l’espoir de regagner la France, leur patrie.

Les rescapés de ces camps russes, originaires d’Alsace et de Moselle ont gardé pieusement le souvenir de leurs camarades abandonnés qu’ils considèrent comme des « martyrs ».

Passants, vous aussi ne les oubliez pas !


Ausländer im französichen Widerstand

Wenn wir über Widerstand sprechen denken wir sofort an Jean Moulin,de Gaulle und allen Franzosen,die der Befreiung von Frankreich mitgemacht haben. Aber es gab auch viele Ausländer im Binnenwiderstand: Wer waren sie und wie haben Sie gehandelt?Am Anfang werden wir den Teil von Ausländern in Frankreich in 1939 und ihre Grunde um dem Widerstand mitzumachen sehen , dann werden Widerstandsbewegungen mit Ausländern vorgestellt,und endlich werden einige Huldigungen diesen ausländischen Widerstandkämpfern gezeigt.


I Ausländer und französichen Widerstand

1)Einwanderer in Frankreich

In 1939 waren fast alle Ausländer (90%) Europäer von Geburt, und Sie repräsentierten 7% der Bevölkerung. 1/3 der Ausländer waren italienische, und andere waren besonders spanische, belgische , polnische und einige, deutsche. Sie lebten besonders in der pariserischen Region, im Südosten und im Nord.

a) Ökonomische Grunde der Einwanderung
Nachfrage nach Arbeitskräften vom Frankreich ist das Grund von zahlreichen Wanderungen. Wenn Frankreich erbauerte sein Eisenbahnnetz ,während des zweiten Kaisertums, brauchte sie viele Arbeitskräfte. Belgien und dann Italien kamen, und übteten die “schmutzige Berufen” aus: zum Beispiel Erdarbeiter, Grubenarbeiter, Bauarbeiter...
Während des ersten Weltkrieges standen fast alle Männer an der Front,aber die Werke sollten funktionieren,deshalb hatte die Regierung Algerier und Indochinese in Frankreich arbeiten zu kommen angeregt. Einige blieben in Frankreich nach der Krieg und machten die erste asässigte gemachte Gemeinschaften aus.
Der Krieg hat ein wichtiges Sinken der Bevölkerung bewirkt : 1,3 Millionen Todesfälle, often junge Männer,die wegen der lange Geburtenabnahme nicht von Geburten werden können haben. Dann kamen viele Italien, Polen und Spanien, die von Tätigkeiten als die Textilindustrie, die Steinkohlenbergwerke ( Saint-Pierre-la-Palud, Saint-Etienne), die Metallurgie verleitet wurden, weil Sie viele Arbeitskräfte brauchten. Der Wiederaufbau und das ökonomische Wiederingangsetzen bewirkten also einen neuen Zustrom.

b)Politische Grunde der Einwanderung
Ein Teil der Einwanderer waren politische Heimatvertriebenen, die ein Land wo sie verflogt wurden flohen.

-Von 1917 nahm Frankreich “Weiβrussen”, die die bolschewistische Revolution flohen, auf. -Nach dem Völkemord über den Sie Opfer waren,kamen Armenien in Menge.
-Von 1922 flohen Italien, dann Ungaren, Roumanien, Deutschen, Österreicher, Juden aus Mitteleuropa Gewaltherrschaften.
-In 1939 kamen Spanien, die die Diktatur von Franco flohen










blau→ Demokratien
rot→kommunistische UDSSR
grün →Diktaturen von der äuβersten Rechte

Deutsche, die ihre Heimat von 1933 anflohen, waren oft “politische Gegner” von der Regime, zum Beispiel Kommunisten und Sozialdemokraten, die am ersten von dem dritten Reich verflogt und in Konzentrationslager interniert wurden _ Dachau wurde nämlich im März 1933 geöffnet_. Sie waren auch Verstandesmenschen, die ihre Bücher während der Ketzerverbrennungen brennen sahen, weil sie nicht Ideen von Nazis entsprachen; und Juden, die Opfer vom Antisemitismus waren. Endlich, einige waren nur Leute, die nicht mit dem deutschen Regime einverstanden waren, und die die Auswanderung als die faschistische Diktatur vorzogen.

2)Warum entscheiden Ausländer zu widerstehen?

a) Internierungslager
Nach dem ersten Weltkrieg haben die Regierungen eine Einwanderungspolitik eingerichtet (sich auf a) beziehen) aber die Wirtschaftkrise von 1929 zwang diese Regierungen ihre äuβere Anwerbung zu anhalten. In die 30.Jahren kehrte Frankreich seine Politik um, und versuchte Einwanderungsfluss zu zügeln und “ überzählige Ausländer der nationalen Wirtschaft” auszuweisen. Das erste Gesetz ermöglichend die Verwaltungsinternierung datiert dem 12.November 1938 und erzielte die “unerwünschte Ausländer”, und das erste Internierungslager wurde den 21. Januar 1939 geöffnet in Mende (Lozère). Alle Ausländer, die vor den Augen der Präfekturherrschaften, der Polizei oder der Gendarmerie zweideutige aussahen, könnten interniert werden, selbst wenn sie keine Gesetzübertretung begangen hatten. Nach dem Sturz der spanischen republikanischen Regierung suchten 700 000 Spanien Zuflucht bei Frankreich. Die Regierung von Paul Reynaud schickte Frauen, Kinder und alte Männer in “ Unterbringungslager”; und schickte Soldaten von der republikanischen Armee und Freiwilliger der internationalen Brigade in Disziplinarlager, als in Vernet (Ariège).
Nach der Niederlage von Juni 1940 und der Machtergreifung von Petain wurden Internierungslager sehr wichtige in die Strafpolitiken der deutschen Herrschaften von der Besetzung und der Regierung von Vichy. Kommunisten wurden gehetzt, und dann die Regierungsverordnung dem 3. und 4. Oktober 1940 öffneten eine neue Kategorie von Internierungslager: “die Lager für Juden”.
Die Internierten dieser Internierungslager könnten manchmal entweichen, und sollten danach in die Heimlichkeit leben: einige zusammenfügen Widerstandsbewegungen wieder, weil es sicherer mit Anderen als allein leben, und sie könnten auf die Art gegen ihre Unterdrücker handeln.

b)Eine Rache zu nehmen.
Viele Ausländer sollten ihre Heimat fliehen, um einem totalitären Regime zu entgehen, und meisten hatten ihre nahen Verwandten Opfer der Diktatur werden gesehen. Andere lebten seit vielen Jahren in Frankreich und wurden Opfer der Repressionspolitik.
Das Widerstand war für alle eine Möglichkeit ihre Missbilligung einer Situation zeigen, und Manche (z.B. Polen und republikanische Spanier) wünschten dank Widerstand dem Streit für die Unabhängigkeit ihrer Heimat mitmachen. Anderen nahmen ihre Rache gegen das Regime von Vichy, das mit Deutschen mitarbeitete und sie drohte. Endlich, manche wurden von den ausländerfeindlichen Maβnahmen gekränkt, und wollten ihre französische Identität mit ihrem Kampf für ein freies Frankreich beweisen.
Sie hatten noch viele andere Motivierungen, und manchmal nur eine Lust zu handeln, nicht nur einen Zuschauer des Horrors zu bleiben.

II Die berühmten Widerstandkämpfergruppe von Ausländern.

Ausländer, die auf den französische Widerstand mitmachen wollte, konnten eine Widerstandbewegung oder die Widerstandgruppe FTP-MOI ( Franc Schützen und Anhänger von den einwanderten Arbeitskräfte) integrieren .

1)Die FTP-MOI

Diese Widerstandbewegung wurde am ende 1941_ nach dem Deutsch-Sowjeten Vertragsbruch und dem Überfall auf die UdSSR von den hitlerischen Truppen_ von der französischen kommunistischen Partei begründet. Sie betroffe kommunisische Ausländer, die von das Regime von Vichy direkt bedroht wurden.

a) In die pariserische Region
● Die pariserische FTP-MOI wurde von Boris Holban begründet und bis August 1942 geführt. Dann hat Missac Manouchian das Leiten der Gruppe genommen, weil Holban die Häufigkeit seiner Unternehmung vermehren ablehnte. Nach der Verhaftung von Manouchian hat Boris Holban wieder die pariserische FTP-MOI geführt.
Im Jahre 1943 machten die FTP-MOI die einzelne wichtige Widerstandgruppe in die pariserische Region aus, weil die französische FTP von Franzosen gebildet wurden und sie hatten nicht die gleiche Erfahrung der Widerstand, deshalb wurden sie 1942 von der französischen Polizei geschliffen. Im Sommer 1943 gab es 65 aktive Widerstandkämpfer in die Reihe der FTP-MOI in Paris: diese Stärke waren sehr ermäßigte im Verhältnis zu der von der französischen Polizei und der Gestapo. Dennoch zögern sie nicht, alle Gefahren zu nehmen um die Guerilla weiter zu führen.
Von Juni 42 bis November 43 haben die pariserische FTP-MOI 299 Operationen gegen Deutschen und Besatzungsfreunden verrichtet: fast eine bewaffnete Operation jede 2 Tagen! Hier werden einige Operationen sein:

-Levallois-Perret, den 17.März 1943 :
Angriff mit Granaten einer deutschen Sonderabteilung ,die in Rivaystraße gingen. Ein deutscher Soldat wird getötet und 15 andere werden verletzt.

-Paris, den 26 Mai 1943:
Angriff eines Restaurants, das deutschen Offizieren reserviert wurde, an Asnieres Tür

-Paris, den 3 Juni 1943 (Mirabeaustraße)
2 FTP-MOI angriffen mit Granaten einen bus transportierend deutschen Seemänner. Während des Rückzug wurde einen der zwei Anhängern verletzt und zog sich den mit seiner letzen Kugel geben als verhaftet werden.

-Paris, den 10. Juni 1943, VII. StadtBezirk
Angriff der faschistischen Parteisitz Sédillotstraße bei Gelegenheit dem dritten Geburtstag der Kriegserklärung von dem Italien zu dem Frankreich.

-Rueil-Malmaison, den 23. Juni 1943
Angriff mit Granaten des Wachpostens der Kaserne Guynemer, die von deutschen Truppen besetzt wurde.

-Pariserische Vorstadt
Sprengen von Elektrizitätsmasten um die Industrieproduktion für den Feind zu verlangsamen.

-Sommer 1943
Zunahme der Entgleisungen und Sabotagen auf Bahnlinie und Züge in die Pariserische Region (besonders auf die Linie des „Ostbahnhofs“)

-Paris, den 12. November 1943
Lafayettestraße, IX. Stadtbezirk : Angriff eines deutschen Hauptbegleiters um finanziell die Umherstreuung der Gruppe zu versichern.

-Attentat gegen den Waffen-SS General Julius Ritter.
Am 28 September 1943 brachten Sie Julius Ritter, der Waffen-SS General und Veranstalter der Razzia mit Fritz Saukel war, um.
Dieses Attentat hat einen wichtigen Aufschlag gehabt, weil es gezeigt hat, dass deutschen Offizieren nicht unantastbar waren. Ein Gefühl von Unsicherheit herrscht bei Deutschen vor; und Franzose, die gegen Zwangsarbeit waren, billigten die Widerstandkämpfer.

●Die „Gruppe Manouchian“ wurde sehr berühmt mit der “ roten Plakat”:
Es gab in diese Widerstandgruppe 23 kommunistischen Widerstandkämpfer, 20 waren ausländischer: Spanier, Italiener, Armiener, Ungare, Rumänen... manche waren auch Juden.
Nach dem Mord von Julius Ritter entschied die Speziale Brigade vielen Widerstandkämpfern zu beschatten. DieseVerfolgungsjagd führte am Mitte November zu der Verhaltung den meisten Anhängern (68),namentlich Manouchian und seinen hierarchischen Vorgesetzter, Joseph Epstein, der verantwortlich die FTP in die Region Ile-de-France war.Sie wurden nämlich beiden den 16.November in Evry-Petit-Bourg verhaftet.

Der “Manouchian Prozeβ”
Der Prozeβ der Widerstandkämpfer der “Manouchiansgruppe”wurde den Vorwand für Deutsche einer weiten Propagandasoperation. Der Prozeβ der “jude-kommunistischen Terroristen” hat die Titelseite der mitarbeitlischen Presse während mehreren Tage gemacht,noch drei Tage nach der Erschieβung der Widerstandkämpfer.In Realität, der“groβe Prozeβ”, der 3-4 Tagen gedauert wäre und der Beschuldigte sich ausdrücken gewährt hätte, hat nur eine Gerichtssitzung gehabt, nach Ende der welche wurden die Widerstandkämpfer zum Tode verurteilt.Sie wurden den 21. Februar 1943 erschossen, und die Propaganda,die für Ziel Widerstand zu diskreditieren hatte, nahm ihren Fortgang mit der Anschlagung einer roten Plakat in die Straβen.


Die Farbe “rot”, die Einrichtung und die Entscheidung der Photo stellen die
Widerstandkämpfer als herzlose und erbarmungslose Verbrecher vor.Alle Leute konnten diese Plakat in Straβe sehen,und beeinflusst werden,
wenn sie nicht gut die Prinzipien und die Ziele der Widerstand kannten.
Die weiβe Frage “BEFREIER?” zeigt die Widerstandkämpfer an und wendet sich an Leute,die eher gnädig an die Widerstand sind um bei ihnen Schuldgefühle zu wecken; und das rote Antwort “Die BEFREIUNG!Von der Armee des Verbrechens”, unterstützet von der Photo, schwärzet die Widerstand und auch die Ausländer an. Die deutsche Propaganda handhabte nämlich über die Ausländerfeindlichkeit, die Judenfeindschaft und die Kommunismusfeinlichkeit angenommen den Franzosen. Die rote Plakat wurde nämlich auch als Flugblätter abgegeben, und auf der Vorerseite wurde “Wenn Franzose stehlen, sabotieren und töten sind es immer Ausländer, die ihnen führen; sind es immer berufliche Arbeitsloser und Verbrecher, die ausführen; sind es immer Juden, die ihnen anregen” geschrieben.




Beigefügte Dokument: der Manouchian letzen Brief, für seine Frau Melinee.Er hat es kurz vor seiner Erschieβung geschrieben.

Fresnes, 21. Februar 1944.
Meine liebe Mélinée, meine kleine, geliebte Waise,
In einigen Stunden werde ich nicht mehr auf dieser Welt sein. Wir werden heute nachmittag um 15 Uhr erschossen. Es erscheint mir wie ein zufälliges Ereignis, und ich glaube nicht recht daran, aber ich weiß, daß ich Dich nie wiedersehen werde.
Was kann ich Dir schreiben? Alles in mir ist zugleich verwirrt und sehr klar.
Ich hatte mich in der Befreiungsarmee engagiert und sterbe kurz vor dem Sieg, dem heißersehnten Ende unseres Kampfes. Wie glücklich werden diejenigen sein, die uns überleben und die Süße der Freiheit und des Friedens von morgen kosten werden. Ich bin sicher, daß das französische Volk und alle Freiheitskämpfer unser Andenken in Ehren halten werden. Jetzt, da ich sterbe, verkünde ich, daß ich keinen Haß gegen das deutsche Volk oder gegen sonst jemanden empfinde. Jeder wird die Strafe oder Belohnung bekommen, die er verdient hat. Das deutsche Volk und alle anderen Nationen werden nach dem Krieg, der nicht mehr lange dauern kann, in Frieden und als Brüder leben. Ich wünsche allen Glück... Ich bedaure zutiefst, daß ich Dich nicht glücklich machen konnte, ich hätte mit Dir gern ein Kind gehabt, so wie Du es immer wolltest. Ich bitte Dich, nach dem Krieg noch einmal zu heiraten und ein Kind zu bekommen, das auch mich glücklich gemacht hätte. Erfülle meinen letzten Wunsch und heirate jemanden, der Dich glücklich macht. Alles, was ich besitze, vermache ich Dir, Deiner Schwester und meinem Neffen. Nach dem Krieg mußt Du Deine Rechte als Kriegswitwe geltend machen. Du mußt eine Rente bekommen, denn ich sterbe als Soldat der regulären französischen Befreiungsarmee.
Laß meine Gedichte und die Schriften, die es wert sind gelesen zu werden, mit Hilfe von Freunden, die mir wohl gesinnt sind, drucken. Wenn möglich, bringe mein Andenken zu meinen Verwandten nach Armenien. Ich werde bald mit meinen 23 Kameraden sterben, mit dem Mut und der Heiterkeit eines Mannes, der ein ruhiges Gewissen hat, denn persönlich habe ich niemandem weh getan, und wenn ich es tat, dann ohne Haß. Heute scheint die Sonne. Während ich sie und die schöne Natur betrachte, die ich so geliebt habe, sage ich dem Leben und Euch allen Lebewohl, meine liebe Frau und meine lieben Freunde. Ich verzeihe allen, die mir weh getan haben oder die mir weh tun wollten, außer dem, der uns verraten hat, um seine Haut zu retten, und jenen, die uns verkauft haben. Ich umarme Dich, Deine Schwester und alle Freunde, die mich mehr oder weniger gut gekannt haben, ich drücke Euch alle an mein Herz. Adieu. Dein Freund, Dein Kamerad, Dein Mann.
Manouchian Michel.


P.S. 15.000 Francs liegen in einem Koffer in der Rue de la Plaisance. Wenn Du sie holen kannst, zahle damit meine Schulden und gib den Rest Armène. M.M.


b)In Toulousegegend.
●Marcel Langer war ein kommunistischer Anhänger, und hat einer Abteilung der M.O.I (immigriert Arbeistkräfte), die eine Vereinigung ergründet mitten in der Allgemeinkonföderation der Arbeit ist, getritten bei. Nach der Besatzung der südliche Zone von den deutschen Truppen verwandelte die M.O.I sich in eine militarische Widerstandsbewegung, und Marcel Langer war den ersten Führer der FTP-MOI in Toulousegegend, genannt “die 35.Brigade”weil er einer Oberleutnant der 35.Division von MG-Schützen in die Internationale Brigade gewesen war. Marcel Langer wurde den 5.Februar 1943 in Toulouse verhaftet als er einen Koffer mit Sprendstoffen tragte, und wurde dann Tortur unterzogen,aber sprach nie.Er wurde den 23.Juli 1943 guillotiniert ,und dann wurde die 35.Brigade “Brigade Marcel Langer” wieder gennant.
Die Widerstandkämpfer der Brigade Marcel Langer „ waren meisten Jungen (Oberschüler, Studenten, Söhne von Arbeitern oder Landwirten...), die aus Frankreich, Italien, Polen, Ungarn, Spanien, Roumanien (...) kamen. Die Brigade war zwischen den Guerillakrieg in die Stadt Toulouse und Widerstandstäter in alles süd-westliches Departement geteilt, und ihre Gefechtsperiode war hauptsächlich während der Jahre 1943-1944. Die Widerstandkämpfer, die in die Städte handelten, wurden “die Sportler” genannt und waren in Gruppen von 3 Personnen zusammengestanden.
826 Operationen der Brigade Marcel Langer wurden gezählt, und 282 waren in Toulouse.Die Brigade wirkte viel, 22O deutsche Soldaten wurden nämlich getötet und 7 Geheime Stadtpolizisten wurden erschossen. Die Widerstandkämpfer verwirklichten mannigfaltige Täter: Anschlagen, Angriffe mit Bomben oder Granaten, Austeilungen von Flugschriften, Diebstähle von Lebensmittelabschnitten und Fahrrädern, Entgleisungen, Sabotagen...
Hier werden die haupsächliche Operationen dieser Brigade sein:



-December 1942:
Organisation der Brigade und Rekrutierung.

-Januar 1943:
-Sabotage von deutschen Transporten ( sie wurden in schlechte Richtung gesenden)
- Wiedergewinnung von Material in Wagons
-Sabotage von 3 Kesselwagen


-März 1943
-Zerstörung von 2 Kränen ,die deutsches Material ausluden. (Canal du Midi)



- Sabotage einer deutschen Wagenreibe (Lappen wurden in die Räder genommen)

-April 1943:
2 deustsche Flugzeuge wurden von Sabotage zerstört.


-Von April Bis December 1943:
- Emilie und Fredis gruppe zerstörten 4 deustsche Flugzeuge, 2 Bombenflugzeuge, circa 15 Flugzeuge (die Deutschen reserviert wurden) und 9 Motoren.
- Raymond Levi sprengte 12 Zugmaschinen, die deutschen Wagenreiben zugedacht war.

-der 13.Juni 1943:
Angriff mit Bomben gegen die Feldgendarmerie: 4 deutsche Offiziere wurden getötet.

-der 17.Juni 1943:
Angriff einer deustchen Telefonzentrale
.

-der 1.Oktober 1943:
Zerspringen einem Tranformator in eine Munitionsfabrik.
→die Hülsenfabrication wurde 2 Wochen unterbrochen.



Die Gruppe “Marcel Langer”wurde nie aufgedeckt und sie widerstand mutig bis zur Ende des Krieges wieder. Erfolgreiche und stolze marschierenten die Widerstandkämpfer dieser Brigade zur Zeit der Befreiung von Toulouse vorbei.


Es gab auch andere FTP-MOI:
In Grenoble, “das Bataillon Freiheit”, in Lyon “das Bataillon Carmagnole”, in Marseille “die Kompanie Marat”...
Manche waren berühmter als anderen, deshalb werden sie nicht alle genau beschreiben. Und wenn wir zwischen sie Unterschiede machen sollen, weil alle Menschen verschiedene sind, und weil es ungerechtfertig wäre, sie nur als identitätslose Widerstandkämpfer bedecken, können wir dennoch bemerken dass Ziele immer gleiche waren : mit allen Operationen des Guerillakriegs dem Feind Schaden zufügen, Leuten informieren und sie zu widerstehen anregen.


2)spezielle Fremdwiderstandkämpfer: Deutschen


Deutschen waren natürlich nicht alle faschistische und manche widerstanden in französische Widerstandbewegungen.



Von 1941 engagierten mehrere Hunderte Deutschen im französischen Widerstand , besonders in die Division “antideutsche Arbeit ”des nationalen Front der Befreiung (FNL). Ihre Aufgabe bestanden daraus, ihre Hilfe in alle Gebiete, die Kenntnisse in deutsche Landeskunde und Sprache brauchten, als Spionieren, Nehmen von Fühlung mit Deutschen und Verbreitung von antinazistischer Propaganda mitten in der deutschen Wehrmacht mitzubringen .





Der berühmtesten deutschen Widerstandskämpfer in Frankreich ist bestimmt Otto
Kühn, der “Bonnecombe” in Losere im Frühlings 1942 gründete. Er war bald der Leiter
dieser Widerstandbewegung und dann war er den politischen Offizier der
Widerstandbewegung “Montaigne”, die am Anfang 1944 drei deutsche
Widerstandbewegungen fusionierte. 1944 wurde er Verantwortlicher der FTP-MOI für
Losere, Gard und Ardèche, und im Juni führte er mehr als 2000 FTP-MOI.

2 wichtige Operationen:

-Der 7. und 8. April 1944 in Saint-Étienne-Vallée-Française :
Ein Spähtrupp der Feldgendarmerie wurde aufgerieben

- Der 5. Juni 1944 in La Rivière:
Hinterhalt gegen Waffen SS


Es gab natürlich französische Widerstandsbewegungen mit Ausländern, aber sie werden hier nicht umständlich dargelegt, weil sie als Franzosen handelten. Es ist aber interessant, über den deutschen Widerstand in Frankreich zu sprechen, weil Deutsche auch gegen die Vorurteile und das Rachgefühl von allen kämpfen sollten.



3) Huldigungen für diese Ausländern

a) Liede und Gedichte

- Für alle Fremdwiderstandkämpfer:
"Legion" von Paul Eluard:


Légion

Si j'ai le droit de dire en français aujourd'hui
Ma peine et mon espoir, ma colère et ma joie
Si rien ne s'est voilé définitivement
De notre rêve immense et de notre sagesse

C'est que des étrangers comme on les nomme encore
Croyaient à la justice ici bas et concrète
Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables
Ces étrangers savaient quelle était leur patrie

La liberté d'un peuple oriente tous les peuples
Un innocent aux fers enchaîne tous les hommes
Et qui se refuse à son coeur sait sa loi
Il faut vaincre le gouffre et vaincre la vermine

Ces étrangers d'ici qui choisirent le feu
Leurs portraits sur les murs sont vivants pour toujours
Un soleil de mémoire éclaire leur beauté
Ils ont tué pour vivre ils ont crié vengeance

Leur vie tuait la mort au coeur d'un miroir fixe
Le seul voeu de justice a pour écho la vie
Et lorsqu'on n'entendra que cette voix sur terre
Lorsqu'on ne tuera plus ils seront bien vengés.
Et ce sera justice.

Paul Eluard
Poème extrait de Poésie en résistance




- für die Gruppe Manouchian
" Die rote Plakat", von Louis Aragon


L’Affiche rouge

Vous n'aviez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants.
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses,
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui va demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient La France en s'abattant.




Louis Aragon, Le Roman Inachevé, Gallimard, 1955 Musique
Um zu lauschen: http://fr.youtube.com/watch?v=ENEDmTvbfog




b)Monumente




Didaktisches Monument ,das FTP-MOI der roten Plakat huldigt. Es ist auf das Seineufer in Evry angebrochen , wo Joseph Epstein und Missac Manouchian verhaftet wurden.






Paris, in Friedhof Père Lachaise. Dieses Denkmal
wurde den FTP-MOI von der kommunistischen Partei errichtet







Gemälde “ Monument republikanischen Spaniern,
die für Frankreich gestorben sind” von Picasso,1946.




zum Schluβ:

Ausländer haben also in FTP-MOI und in Widerstandbewegungen mit Franzosen gegen den Nazismus gekämpft, und haben der Befreiung von Frankreich aktiv mitgemacht. Von allen Parteien, allen Religionen; allen Nationalitäten haben Ausländer Franzosen geholfen , immer zu widerstehen und nie das Rassismus und die Unmenschlichkeit anzunehmen . Vergessen niemals alle diese Menschen, die große Risiken genommen haben, um die Freiheit und die Toleranz zu schützen.




samedi 1 mars 2008

Les femmes dans la Grande Guerre

Comment les femmes sont elle présente dans la première guerre mondiale? Quelles en sont les conséquences ?

I Le soutien du soldat au front

1 les femmes infirmières
2 la correspondance
3 Les œuvres de charités



II Mobilisation à l’arrière

1 A l’usine
2 au foyer
3 dans les champs
4 vu par la propagande


III conséquences pour les femmes


1 émancipation sociale?
2 émancipation politique



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I Le soutien du soldat au front


1 les femmes infirmières


Les femmes s’impliquent plus directement dans un certain nombre d’emplois, voyons le cas de la femme infirmière.







Elle accompagne l’action des médecins qui opèrent sur le champ de bataille tout en consolant les blessés. La figure de l’infirmière est typiquement féminine : l’infirmière dont l’habit blanc est synonyme de pureté, guérit les corps et les âmes.
La plupart des infirmières travaillaient dans un hôpital mais le transport été périlleux, souvent trop long et surtout il pouvait se révélé dangereux.
C’est donc pourquoi elles devaient se trouver le plus près possible du front. Elles se retrouvaient alors dans des tentes à une distance minime du front malgré le danger que cela représentait. Bien qu’elles fassent preuve d’un courage exceptionnel, ces femmes étaient généralement volontaire et ne recevaient aucun salaire.
Evidement les conditions d’hygiène n’étaient pas propices à la guérison. De plus les outils de travail étaient sommaires et les médicaments le plus souvent déficients étaient remplacés par des produits plus accessibles mais moins efficaces voir inappropriés.
En 1916 toutes les ambulances étaient conduites par des femmes. De plus elles devaient pouvoir intervenir en toutes situations, des blessés du front au soldats gazés. Pour ces derniers elles devaient pratiquer la respiration artificielle.
En conclusion, les femmes n’ont pas hésité à s’engager pour tenter de sauver les soldats et apporter elles aussi leur soutien à la nation. Elles ont fait preuve d’un grand courage et ont prouvé qu’elles pouvaient affronter la peur, le front et les hommes. Elles furent nombreuses à donner leur vie pour sauver celle des combattants.

2 la correspondance

Les femmes jouent aussi un rôle important dans le bon moral des troupes : elles apportent parfois un réconfort physique, mais le plus souvent moral par leur présence à l’arrière lors des permissions ou par la correspondance entretenue avec les poilus.
La correspondance entre mari et femme et mère et fils permet de nous renseigner sur les différentes visions de la guerre.
Un exemple de correspondance :
À Amiens, Blanche épouse d’un médecin qui travaille au front à une vision différente de celle de son mari, et ce malgré la proximité du front. trad
En effet si l’on étudie de près leurs lettres on s’aperçoit alors que blanche perçoit les lumières et les bruits sourds des explosions, elle voit les soldats en permission et les gueules cassées revenant du front, mais elle n’arrive pas à mesurer la violence du combat et de la vie dans les tranchées. trd
Dans ses lettres on note aussi de la curiosité vis-à-vis de ce qui se passe au front et des préoccupations pour l’avenir. trad
À l’inverse, son mari est obnubilé par ce qu’il vit et voit quotidiennement au front, il n’arrive plus à penser à autre chose trd
Les femmes participent à la guerre mais ne la vivent pas de la même manière. Hommes et femmes ne seront donc pas marqués de la même façon.

http://www.famille-castanie.net/dn_correspondance-14-16/ ou http://www.famille-castanie.net/dn_correspondance-17-18/


3 Les œuvres de charités


La mise en place de marraines de guerres par des associations caritatives consiste ainsi a soutenir le soldat. Elles écrivent des lettres d'encouragement, envoient des colis aux soldats, qu'elles rencontrent parfois lors de leurs permissions. Ainsi, chaque soldat célibataire a toujours à l'arrière, une "marraine de guerre".
Les marraines de guerre ont aussi pour rôle de soutenir les combattants qui n’ont pas de familles ou qui se trouvent dans les zones occupées par les Allemands.
De nombreuses femmes portées par un élan de solidarité envers "les gueules cassées" vont dans les hôpitaux en tant qu’infirmière volontaire. De plus, la Croix-Rouge est une organisation très présente pendant la Grande Guerre. Elle effectue elle aussi des œuvres de charité.
Aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les femmes ont répondu massivement dès 1914 à l'effort de guerre : c’est le travail, même bénévole, le quotidien du foyer à gérer seule, le soutien moral au soldat, … et aussi une mobilisation à l’arrière.


II Mobilisation des femmes à l’arrière

Pendant la guerre les femmes sont trop souvent oubliées, nous souligneront donc leur courage, car elles ont jouées un rôle important dans la guerre de 1914 à 1918. En France elles sont appelées à travailler par le chef de régiment, René Viviani le 7 Août 1914.Le président René Viviani qui croyait en une guerre courte lance un appel aux femmes.

« Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie. Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n'y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! À l'action ! À l'œuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde. »


1. Les Femmes et l’industrie

Nous pouvons dire en effet, que les femmes des villes ont beaucoup de courage,
particulièrement dans les nombreuses entreprises. Les femmes ont vraiment fabriquées en quatre ans, 300 millions d'obus et plus de six milliards de voitures. Elles
travaillent aux entreprises d'armement parfois plus de 10 heures par jour. Ces femmes sont appelées les "munitionnettes" notamment pour les usines Schneider.




L'emploi des femmes dans les usines Renault de Billancourt
La majorité des femmes qui travaillent pendant la guerre avaient déjà un emploi rémunéré. Mais elles se redistribuent, à la fois pour remplacer les ouvriers mobilisés et pour occuper des emplois dans l'armement. En France, comme presque partout ailleurs à l'Ouest, près de 40 % de la main-d'œuvre industrielle est féminine. À l'Est, c'est dans l'agriculture que ce pourcentage est le plus important. Après 1918, les femmes quittent peu à peu le secteur industriel, mais reste dans le secteur tertiaire.










Unité : Million de Française dans l‘industrie


La mobilisation d'une partie de la main-d’œuvre masculine entraînant la fermeture de nombreux établissements, beaucoup de femmes furent d'abord privées de travail. Dès 1915 cependant, la nécessité de rouvrir certaines usines et d'intensifier l'armement détermine un renversement de la situation .On se trouve devant une pénurie de main-d’œuvre. L'un des moyens utilisés pour y faire face sera l'appel à la main-d’œuvre féminine. Le pourcentage de personnel féminin est désormais partout en augmentation. Dans les industries touchant à l'armement, les femmes en arrivent à représenter le quart des effectifs. Un Comité du Travail Féminin est créé, en avril 1916, par arrêté du Sous Secrétaire d'Etat de l'artillerie et des munitions .Il recrute les ouvrières, s'occupe de les acheminer vers les usines d'armement, et d'organiser leur hébergement. Ce sont surtout des industries travaillant pour l'armement qui appellent les femmes à occuper des emplois exigeants des formations qu'elles ne possèdent pas. Dans quelques cas seulement on pratique, avec succès, une sélection et une formation accélérée du personnel féminin, en vue de son utilisation dans l'affûtage, la rectification des fraises, le traçage des gabarits. Mais, la plupart du temps, pour éviter d'avoir à leur donner une formation, même rapide, une réorganisation du travail qui permet de ne les charger que d'opérations élémentaires est mise en place. Dans la fabrication des obus, elles travaillent sur des tours dont le réglage est fait par des hommes occupés dans la même équipe, un homme surveillant et dirigeant le travail d'une dizaine de femmes. Désormais, les femmes distribuent aussi le courrier, s'occupent de tâches administratives, conduisent les tramways ...


2. les femmes dans l’industrie

Durant la première guerre mondiale, les femmes aux foyers doivent encore se consacrer, seules, à leur famille, patienter dans les files d’attente interminable (rationnement oblige) à peine de quoi manger ou se chauffer. Elles vivent dans la peur de perdre leur mari, leur fils, un parent ou un ami. Cette nouvelle situation des femmes ne dure que l’espace de la guerre, après, elles reprendront leur vie et retrouveront leur statu antérieur d’infériorité au travail et à la maison. Le manque de nourriture n’est pas la seule difficulté à laquelle doivent faire face les femmes, il est aussi difficile de se ravitailler en combustible de chauffage. La vie des femmes est aussi difficile en l’absence des hommes qui sont des maris, des fils, des frères. Elles vivent dans l’attente des nouvelles du front et dans l’angoisse de perdre un être cher. Ce sont de véritables souffrances morales. On décompte près de 630 000 veuves après le premier conflit mondial. Ce sont de nombreuses vies qui sont brisées par le premier conflit mondial, beaucoup de femmes resteront seules avec leurs enfants et devront se reconstruire moralement, tout en assurant la subsistance pour tout le foyer. Cette image représente une femme en 1916, s’occupant de son enfant en 1916.


3 les femmes agricultrice

Il est également intéressant de préciser le courage des femmes d'agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l'été 1914 les durs travaux des champs. En effet dès août 1914, les femmes doivent assurer le travail des champsDans les campagnes, elles retroussent leurs manches pour s'atteler aux travaux agricoles. La guerre rend la vie quotidienne des femmes difficiles, il s’agit tout d’abord de se procurer de la nourriture en temps de guerre au moment où les productions alimentaires se font plus rares. Les cultures sont moins productives en l’absence des hommes, d’animaux de traits et d’engrais. Il faut parfois faire la queue pendant de longs moments devant les magasins d’alimentation avant d’obtenir de la nourriture. Cet état de fait renforce la difficulté des travaux des femmes pendant la Première Guerre mondiale, car les corps sont affaiblis par les privations. Or, certains travaux des champs sont extrêmement physiques et éprouvants pour les corps féminins.. Elles ont le double de travail : le leur et celui de leur mari.


Aux champs
« À la ferme de la bonne église, la machine à battre ronfle… on travaille dur mais sans la gaîté des années précédentes. Plus de rires, plus de bons mots. Les figures sont graves si les bras sont agiles. Sur l’aire, des vieillards, des femmes, des enfants. Le travail est plus lent que les années précédentes, malgré l’activité de la fermière qui tâche de remplacer le mari, parti là-bas… »Disaient les femmes en temps de guerre.
La guerre commencée au moment des vendanges et des moissons, les femmes durent s’unir pour poursuivre : « il faut finir la moisson en réunissant les femmes, les jeunes qui ne sont pas encore mobilisable, les vieux qui ne le sont plus » (mémé Santerre) Le travail des moissons effectué par les femmes était très difficile. Elles durent apprendre à effectuer des travaux les plus durs et gérer leurs exploitations de la manière la plus rentable. Ainsi dans de nombreuses lettres des soldats à leurs femmes, ces derniers demandaient des nouvelles de la famille bien sur, mais également des moissons, vendanges ou autres travaux importants dans la vie des paysans. Ils profitaient pour donner des conseils à leurs femmes afin qu’elles ne soient pas désarmées face aux travaux et que les exploitations ne souffrent pas trop de leurs absences.


En conclusion, on peut donc dire qu’aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les femmes ont répondu massivement dès 1914 à l'effort de guerre : c’est le travail, même bénévole, le quotidien du foyer à gérer seule, le soutien moral au soldat, avec l’aide des enfants embrigadés comme "graines de poilus"… Les femmes de la Grande Guerre, ont subi les douleurs de l'occupation et ont joué un rôle important dans la grande guerre. Malgré ces conditions d’une dureté extrême, les femmes ont non seulement assuré leur rôle traditionnel mais, en l’absence des hommes, en ont assumé de nouveaux pendant ce conflit. Les femmes n’ont pas hésité à s’engager pour tenter de sauver les soldats et apporter elles aussi leur soutien à la nation. Elles ont fait preuve d’un grand courage et ont prouvé qu’elles pouvaient affronter la peur, le front et les hommes. Elles furent nombreuses à donner leur vie pour sauver celle des combattants.

4 Les femmes dans la propagande



UNE VOCATION

- Que veux-tu faire quand tu seras grande, Suzette ?
- Moi, tourner des obus ...

(Dessin de PALLIER)



Dans La Baïonnette, la femme est montré portant un obus comme elle porterait un enfant. Si l’on ne sait pas que c’est un journal satirique, on pourrait croire que c’est de la propagande visant à montrer le bonheur des femmes qui travaillent.


Les femmes incarnent souvent la République et la patrie.

La religieuse est aussi montrée comme courageuse et son rôle est mise en valeur et honoré. La femme est ici montrée en infirmière et son image de pureté est utilisée contre les allemands qui seraient comme des « uns », violents, barbare et inhumain.





Sur ces cartes postales, ont voit les enfants en habit militaire et les femmes en train de tricoter pour les hommes au front et ce du côté français et du coté allemand. Ce sont bien là des images de propagande qui semblent dire que les femmes sont d’accord de faire de leurs enfants de la «chair à canon » et qu’elles travaillent assidûment pour leur soldat.








Sur toutes ces cartes postales ont voit les femmes et leur tricot avec à chaque fois en arrière plan une image du front : images de la femme dévouée à son mari ou son enfant. C’est donné une bonne raison aux femmes de participer à l’effort de guerre.


III) émancipation sociale, politique ?

On considère souvent que la Grande Guerre a marqué un tournant dans l’émancipation féminine. Mais s’il est vrai qu’elles obtiennent un nouveau statu durant la guerre, au moment de l’armistice, beaucoup de choses retournent comme avant. Pour apprécier les répercutions survenues au cours de la Guerre, il convient d’examiner, à travers le recensement de 1921, la répartition des femmes entre les différentes professions.
Dans les professions non industrielles, les conséquences de la Guerre sont visibles dans le doublement des effectifs féminins pour les services publics et administratifs. Le travail féminin qui ne touchait que le monde agricole et le prolétariat ouvrier gagne maintenant la bourgeoisie. Les bureaux, les professions libérales s'ouvrent aux femmes qui accèdent, parfois, à des postes de responsabilité: la condition féminine s'en trouve changée, le féminisme progresse.
Par contre, la situation de l’industrie est différente. En 1921, l’allemande constitue 35 % du personnel industriel alors qu’en France, sa place dans l’industrie retourne comme en 1906. En effet, il semble qu’une partie des femmes qui avaient exercées une activité professionnelle pendant la guerre soit rentrée dans leur foyer. L’augmentation de la natalité consécutive à la fin des hostilités a peut-être joué sur cette baisse des effectifs féminins au travail. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs estimé dès la fin des hostilités que la plupart des femmes devaient abandonnées leur travail. Dès qu’on n’a plus réellement besoin d’elles dans l’industrie, leur salaire baisse.
Les avantages acquis n’ont donc pas été très durables. Le changement est superficiel et provisoire.
Il y a tout de même eut un changement de mentalité préparant une émancipation future et montrant de nouvelles possibilités sociales et politiques pour la femme.
En effet, la guerre montre que la femme peut avoir une place nouvelle dans la société. Signe de l'émancipation féminine ou tout au moins d’un changement de mentalité, la mode se transforme dans l'Entre-deux-guerres: cheveux courts, vêtements plus souple caractérisent "la Garçonne", qui choque par sa liberté d’allure.
Du point de vue de la politique, on ne peut pas dire qu’il y a eu une émancipation, à part du côté des allemandes qui obtiennent le droit de vote en 1919. En France, celui-ci avait été approuvé par l’Assemblée nationale mais il a été finalement rejeté par le sénat en 1922.



Travail de l’historienne Françoise Thébaud sur l’émancipation féminine de la Grande Guerre.

La guerre a-t-elle émancipé les femmes ? Malgré les analyses nuancées
des historiens, l’opinion commune répond souvent positivement,
particulièrement en France où s’est imposée dans les mémoires
l’image de la garçonne des années 1920. De fait, la question est et
reste heuristique pour une histoire des femmes stimulée par la problématique du progrès et la recherche d’une chronologie au féminin.
Trois âges historiographiques peuvent cependant être distingués. En montrant que la guerre n’est pas seulement une entreprise masculine, les premiers travaux, britanniques notamment, découvrent des femmes à des responsabilités et des métiers nouveaux : chefs de famille,
munitionnettes, conductrices de tramways, ambulancières près du front et même auxiliaires de l’armée. Ils utilisent les nombreuses sources qui commentent, caricaturent ou photographient la nouveauté : celles qui constituent dès les années de guerre, par l’intermédiaire
d’organisations féminines ou d’organismes officiels, une mémoire souvent hagiographique de la mobilisation féminine ; ou bien celles produites par l’histoire orale des années 1970, dynamique mais peu soucieuse alors du statut et de la contextualisation du témoignage. La
majorité des interviewées de Grande-Bretagne et de France ont exprimé un sentiment de libération, une fierté rétrospective, l’idée que rien ne fut plus comme avant. De nombreux contemporains ont d’ailleurs vu dans la guerre le ferment de l’émancipation des femmes.
Puis les historiens des années 1980 contestent la thèse de la guerre émancipatrice et montrent, après une relecture critique des sources et une approche plus genrée, le caractère soit provisoire soit superficiel des changements. Par sa nature, par le traumatisme qu’elle
engendre, la guerre leur paraît plutôt conservatrice, voire régressive, en matière de rapports entre les sexes. À leur tour, les années 1990 infléchissent les interprétations. Observant la situation belge, Éliane Gubin souligne que les paradoxes des réalités quotidiennes de l’entre-
deux-guerres et la persistance des discours traditionnels ont occulté d’importants changements dans la condition féminine (notamment quotidien et travail). La britannique Siân Reynolds décrit les lents processus de transformation à l’oeuvre dans l’entre-deux-guerres fran-
çais (mixité des lectures enfantines et des mouvements de jeunesse, perméabilité de la vie publique et reconnaissance de l’expertise des femmes en matière de politique sociale) et considère ces deux décennies comme une période de transition qui prépare des tournants futur. Angela Woollacott explore de nouveau l’expérience des munitionnettes britanniques, véritables Tommy’s sisters, pour en souligner les potentialités (ouvrir matériellement et symboliquement de nouvelles possibilités pour les femmes) et l’intégrer dans la mémoire culturelle britannique de la Grande Guerre. Cependant, plus nette-
ment que précédemment sont mis en avant la difficulté de conclure de manière univoque, l’importance de l’échelle d’observation (l’individu, le groupe, la collectivité) et de la chronologie observée (court, moyen ou long terme), l’incidence de l’angle d’approche (social, culturel, juridique, etc.) et plus encore le poids des différences entre femmes : différences de classe, d’âge, d’appartenance nationale, de lieu de résidence. La question de l’émancipation n’est-elle pas une question « occidentale », pouvant être posée pour des territoires non occupés, n’ayant pas trop souffert des pénuries et retrouvant rapidement une stabilité politique après-guerre ? En ces lieux, comment mesurer et apprécier une éventuelle émancipation ?
Des réponses incertaines :
Une première façon de répondre à la question est d’observer en détail
« les preuves » de l’émancipation. Loin de concerner tous les États
belligérants (notamment la France et la Belgique), l’obtention des
droits politiques, effectifs en Finlande depuis 1906 puis dans les pays
neutres et nordiques (Norvège, 1913 ; Danemark, 1915 ; Pays-Bas et
Suède, 1919) ne peut pas être considérée seulement (ni même priori
tairement) comme une récompense pour faits de guerre. De même,
après une démobilisation brutale fin 1918, les conséquences du conflit
sur le travail des femmes sont nuancées. La baisse globale de l’activité
féminine recouvre bien des changements en France comme dans
d’autres pays européens : recul des emplois domestiques, dénoncés
comme asservissants ; expansion du travail féminin à l’usine, du
moins dans la grande industrie moderne taylorisée (métallurgie légère
et industrie électrique) qui confie aux femmes, leçon de la guerre, les
travaux répétitifs non qualifiés; développement et féminisation des
emplois tertiaires grâce à un accès plus égalitaire aux études seconda-
res et supérieures. Les principales gagnantes de la guerre sont sur ce
point les jeunes filles de la bourgeoisie qui, plus encore que leurs
soeurs des milieux populaires, peuvent aussi bénéficier des modifica-
tions significatives des pratiques vestimentaires (abandon du corset,
des vêtements longs et ajustés, des chapeaux encombrants et parfois
des chignons) et d’une indéniable libération des moeurs qui se déploie
cependant à l’ombre du deuil, de l’ordre moral et de la répression des
pratiques contraceptives.
Une analyse genrée permet d’aller plus loin. Elle montre en effet qu’hommes et femmes vivent pendant ce conflit des expériences différentes et non synchrones ; que les rôles féminins restent toujours subordonnés aux rôles masculins, malgré un affrontement public sur le sens à donner aux expériences des unes et des autres (par exemple, la mobilisation féminine dans les usines de guerre) ; que les identités sexuelles sont bousculées mais que l’après-guerre tente une difficile restauration des relations anciennes entre les hommes et les femmes. Faire la paix, c’est aussi reconstruire sur ce point un équilibre menacé.
Une troisième façon de répondre à la question est de la contester et de souligner que la guerre est, avant tout et même en Occident, une épreuve pour les femmes comme pour les hommes. Aux mères et aux épouses, aux jeunes filles condamnées au célibat, elle apporte d’abord la souffrance de la séparation et de la disparition d’êtres chers, même si le deuil est inégalement partagé entre nations (un million trois cent mille soldats français sont morts, soit 10% de la population active masculine, un million huit cent mille en Allemagne, sept cent cin-
quante mille en Grande-Bretagne) et groupes sociaux : les longues
listes des monuments aux morts des villages français disent le tribut
payé par la France rurale et paysanne, sans compter les blessés et les
mutilés. Pour beaucoup, la guerre impose aussi des pénuries qui pè
sent particulièrement sur les femmes chargées de nourrir, vêtir, chauf
fer leurs familles, au prix de queues, de longs trajets et d’ingéniosité.
Si la France de l’arrière a froid mais n’a pas faim entre 1914 et 1918, si les ménagères britanniques sont seulement invitées à économiser et rationaliser le travail domestique, la situation est plus dramatique en Russie et dans les Empires centraux affamés où s’opposent profiteurs et femmes des milieux populaires. De mauvaises conditions de vie, le surmenage au travail, la pénurie de médecins font le lit des épidémies (la « grippe espagnole » en 1918-1919) et sont, dans bien des pays (le Royaume-Uni fait exception), cause de surmortalité à tous les âges de la vie. Si l’on connaît mal encore ce qui s’est passé près des fronts d’Orient, les exactions commises pendant les mois d’invasion puis les années d’occupation à l’Ouest (France du Nord-Est et Belgique) touchent essentiellement les femmes, directement confrontées à l’expérience de guerre : viols, travail forcé, déportation au sein de la zone occupée ou en Allemagne – « le crime allemand par excellence » ont dit les féministes de l’époque –, répression féroce en cas de résistance à l’occupant. Exécutée le 11 octobre 1915 en Belgique, l’infirmière anglaise Edith Cavell devint le symbole de la barbarie allemande. Peu transmis dans la mémoire collective notamment française – sans doute parce que les femmes en furent les principales victimes, que les zones occupées ne voulurent pas se distinguer du pays victorieux et que les atrocités de la Deuxième Guerre mondiale ont
envahi les mémoires, ces phénomènes de violence font l’objet
aujourd’hui d’une attention particulière des historiens. La réalité des conflits contemporains a bousculé l’idée de guerre émancipatrice pour les femmes ou, du moins, focalisé l’attention sur une autre facette de la guerre. Elle a sans doute suscité les recherches sur les violences sexuées de la Libération en France – les tontes de femmes accusées en 1944 et 1945 de collaboration avec les Allemands –, ainsi que la nouvelle approche de la Grande Guerre développée en France autour de Stéphane Audoin-Rouzeau, Annette Becker et l’Historial de Péronne. Dans L’enfant de l’ennemi qui parle du viol de guerre, Stéphane Audoin-Rouzeau écrit que le débat autour du viol révèle « une conception ethnique et biologique de la guerre, à l’oeuvre dès 1914-1918 » et annonciatrice « des plus grands affrontements de notre siècle, dernière décennie incluse ». Mais la thèse du consentement et la prégnance d’une culture de guerre violente suscitent débat. Elle est contestée par d’autres historiens comme Antoine Prost ou Rémy Cazals qui en soulignent le caractère trop systématique et apportent maintes nuances : d’une part, la contrainte, le patriotisme, la fraternité des tranchées expliquent tout autant que le consentement le fait que les soldats et l’arrière aient tenu si longtemps ; d’autre part, la guerre n’annule pas les cultures précédentes, notamment celle de l’humanisation des conflits ou l’internationalisme.