Un témoin qui a réussi a s’échapper raconte :
"Ils ont alors demandé aux hommes de se rassembler en quatre ou cinq groupes. Chacun de ces groupes a ensuite été emmené dans une grange, dont les Allemands ont bouclé toutes les portes . Les femmes et les enfants ont été conduits dans l’église qui a été verrouillée. Il était environ 2h de l’après-midi."
"Les maisons ont toutes été incendiées l’une après l’autre après avoir été fouillées."
" Vers 17h, les Allemands sont revenus dans l’église. Ils ont posé une espèce de caisse sur le prie-Dieu de communion, des mèches qui brûlaient en sortaient. L’air est très rapidement devenu irrespirable. Quelques personnes ont réussi à fuir en arrachant la porte de la sacristie. "
"Puis, les Allemands ont commencé à tirer par les fenêtres de l’église. Ils sont rentrés pour achever les survivants à la mitraillette. Alors, ils ont jeté quelque chose par terre et l’église s’est mise à brûler."
Vers 18h, les SS ont arrêté un train et ont fait descendre tous ceux qui se rendaient à Oradour-sur-Glane.
Le massacre d’Oradour sur glane aura fait 642 victimes ; âgées de 6mois à 85 ans.
Il y a eu 7 rescapés dont une femme, un enfant et cinq hommes.

En 1944 la résistance est plus que présente en France notamment avec l’organisation du maquis français et les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI). Le 9juin, un officier SS est enlevé par les maquisards.
La rumeur entendue par les Allemands, est qu’il aurait été fusillé par la résistance dans le village d’Oradour sur glane.
Dès le 10 juin, une partie de la division SS Das Reich arrive dans le village.
II)Le procès de Bordeaux
1) Un procès tardif
Après 8 ans d’attente des survivants et des familles des victimes, le procès des 21 soldats ayants participé au massacre d’Oradour sur glane débuta en janvier 1953 devant le tribunal militaire de bordeaux.
Les habitants du Limousin bien que très impatient, l’état français après la guerre pensait avant tout à réconcilier les Français en cachant les traces de collaboration de nombreux citoyens.
2) Problèmes liés aux procès
Tous les coupables ne pouvaient pas être rassemblés pour cause mort, de fuite et de problèmes juridiques.
14 français étaient coupables du massacre dont 1volontaire et 13 incorporés de force dans la division.
Ainsi devant le tribunal était présenté 21 hommes, 14 alsaciens et 7 allemands. De nombreuses polémiques ont animés le procès autour des français, d’origine alsacienne , coupable du massacre.
Devaient-ils être jugés au même titre que les Allemands ? Devait-on faire la distinction entre 'volontaires' (les Allemands + 1 Alsacien) et 'incorporés de force' (12 Alsaciens) ?
Une confrontation entre deux mémoires différentes de la Guerre émergea avec d’un côté le Limousin (région dans laquelle est situé Oradour sur Glane) et de l’autre côté l’Alsace région d’origine des français inculpés
En 1953, Oradour au lieu de symboliser l’unité française face au Nazisme commença à opposer les Français entre eux.
Les douze Alsaciens incorporés de forces nommés les « malgré nous ».
Le procès débuta le 12 janvier 1953, dans une petite salle du tribunal militaire bordelais composé de six officiers actif et présidé par un magistrat civil.
Ainsi, le 27 janvier 1953 l'assemblée nationale vota - au grand soulagement des Alsaciens - par 365 contre 238 voix l'exemption des Français de la loi de la responsabilité collective.
Les soldats allemands ne firent que de la prison et les Français furent tout simplement relâchés.
Le village fut désigné "village martyr" en 1999.

Le nouveau village d'Oradour-sur-Glane

Sources:
ermel marine