vendredi 8 février 2008

Metz, ville allemande (1871-1919).





Comment Metz a evolué durant l'occupation allemande ?




Contexte historique :

Le 28 janvier 1871, la France signe l’armistice avec l’Allemagne.
Le 10 mai 1871, Adolphe Thiers (qui représente la France), Guillaume Ier, Bismarck et Moltke (qui représente l’Empire Allemand) se rejoignent à Versailles pour discuter d’un traité de Paix qui unira les deux pays. Pour les Allemands, la cession des deux départements alsaciens est une grande revendication, l'Alsace était une ancienne terre du Saint Empire Germanique conquise deux siècles plus tôt par Louis XIV.
Les Français se voient réclamer aussi Metz et le nord de la Lorraine bien que ces terres de culture française n'aient aucun motif d'appartenir à l'Allemagne. Cette revendication territoriale a surgi dès le début de la guerre. Elle a été voulue par le roi Guillaume 1er comme par l'ensemble des officiers et le chef d'état-major von Moltke, comme une compensation pour tous les sacrifices de la guerre.

Volontés politiques de l’empereur :
L'empereur Guillaume II veut "germaniser" la ville de culture française, en créant une nouvelle cité à l'architecture allemande. Les bâtiments de ce quartier devront montrer l'appartenance de Metz à l'Empire et agrandir le pouvoir impérial. L'empereur pensait qu'en entourant les Messins de bâtiments de style allemand, ils allaient se sentir allemands.




Un exemple de la germanisation : La Gare.




Date de construction : 1908

Architecte : Jurgen Kröger

Style : Néo roman

Longueur : 300m


La gare de Metz a été construite en réalité pour des raisons militaire. Guillaume II l'avait commander pour pouvoir, sans aucun soucis, transporter une armée ainsi que des chevaux et du materiel vers le front occidental. C'est pour cette raison que la gare est aussi longue et aussi bien agencée.



Aujourd'hui la gare messine accueille plus de 9millions de voyageurs et est classée monument historique depuis le 15 janvier 1975.

3 commentaires:

M.AUGRIS a dit…

Travail peu original et incomplet.

Barnabé a dit…

Metz et le reste de la Moselle rattachée au Second Reich, sont bien de culture allemande. On y parle encore aujourd'hui dans certaines familles, un dialecte germanique de souche francique, dénommé platt par les habitants.

Il y a une deuxième erreur : Bismarck n'a pas eu besoin de réclamer à cor et à cris l'Alsace-Moselle. Le Parlement français a cédé très facilement cette province, attitude qui a provoqué de vives protestations chez les députés d'Alsace et de Lorraine.

Anonyme a dit…

Barnabé,

Vous dites que Metz et le reste de la Moselle rattachée au Second Reich sont de culture allemande et qu'on y parle encore aujourd'hui dans certaines familles, un dialecte germanique de souche francique, dénommé platt par les habitants.

C'est faux.

Le Platt n'est parlé que dans la région frontalière de la Moselle. Pas à Metz.

Cordialement,
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